Réunis ce 10 février, les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CPDP) ont tenu leur toute première séance de travail, marquant une étape décisive dans la relance du dialogue inclusif au Tchad. À l’issue de cette session inaugurale, un consensus rare a émergé : la présidence de l’instance sera confiée à l’opposition.
Dans un climat politique souvent marqué par les tensions et la méfiance, ce choix apparaît comme un geste d’apaisement. Le chef de file de l’opposition démocratique, Pahimi Padacké Albert, a été désigné pour occuper la présidence du CPDP. Il sera épaulé par Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), nommé vice-président, une décision qui illustre la volonté de maintenir un équilibre entre les différentes forces politiques.
Cette configuration inédite promet de redynamiser le rôle du CPDP, appelé à servir de plateforme permanente pour fluidifier le dialogue entre pouvoir, opposition et autres acteurs nationaux. La présence à la tête de l’instance d’une figure de l’opposition est perçue par plusieurs observateurs comme un signe d’ouverture et un test de maturité politique.
Pour beaucoup, cette décision consensuelle pourrait contribuer à restaurer la confiance et à favoriser un climat propice aux réformes attendues. Reste désormais à voir si cette dynamique de collaboration survivra à l’épreuve des dossiers sensibles et des divergences profondes qui animent la scène politique tchadienne.
Le CPDP, nouvellement relancé, pose donc un jalon important. De cette présidence confiée à l’opposition dépendra en partie la crédibilité et l’efficacité de l’organe dans les mois à venir. Une première pierre vers un dialogue politique renouvelé encore fragile, mais porteur d’espoir.
La Rédaction



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