Face aux retards constatés dans certains établissements publics depuis la rentrée scolaire 2026-2027, le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale rappelle que ni les contributions des parents ni le port de l’uniforme ne peuvent priver un élève de son droit à l’instruction.
Le droit à l’éducation ne doit pas être conditionné aux moyens financiers des familles. C’est le message ferme adressé par le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, aux responsables du système éducatif tchadien.
Dans une circulaire signée ce vendredi 16 octobre 2026, le membre du gouvernement appelle les recteurs d’académie, les délégués provinciaux, les inspecteurs et les chefs d’établissement à veiller au démarrage effectif des cours et à garantir l’accès de tous les élèves aux salles de classe.
Cette directive intervient alors que, dans certains établissements publics, les enseignements peinent à démarrer normalement en raison d’exigences liées au paiement immédiat des contributions financières des parents d’élèves ou au port obligatoire de l’uniforme.
Pour le ministre, ces contraintes ne sauraient justifier l’exclusion d’un enfant de la classe ni compromettre la continuité pédagogique. La priorité doit rester la présence effective des enseignants et des élèves, ainsi que le bon déroulement des apprentissages.
À travers cette mise au point, le département de l’Éducation nationale rappelle aux responsables d’établissements que les questions administratives et financières doivent être gérées dans le respect des textes en vigueur, sans porter atteinte au droit fondamental à l’éducation.
Le ministre d’État préconise également une approche plus souple à l’égard des familles confrontées à des difficultés économiques. Il demande notamment la mise en place de mécanismes de paiement échelonné des contributions parentales, afin d’éviter que les contraintes financières des ménages ne deviennent un obstacle à la scolarisation des enfants.
Au-delà du rappel à l’ordre, cette circulaire place les responsables éducatifs devant une exigence essentielle : faire de l’école un espace d’apprentissage accessible à tous, indépendamment de la situation économique des parents.
Reste désormais à traduire cette instruction en actes sur le terrain. Car garantir la rentrée scolaire ne consiste pas seulement à ouvrir les établissements, mais aussi à permettre à chaque élève de franchir les portes de sa classe et de poursuivre ses études sans discrimination financière.
MBAÏLEDE Trésor
