Réuni ce vendredi 11 septembre 2026 au ministère de la Fonction publique et de la Concertation sociale, le Conseil tripartite de pilotage du Pacte de stabilité sociale et économique a consacré ses travaux au suivi des engagements pris et à l’avancement des différents chantiers ouverts dans le cadre de cet accord.
Présidée par le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, la rencontre a réuni les membres du Conseil ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Au cœur des discussions : l’état d’exécution des travaux conduits par les sous-commissions thématiques et, surtout, les difficultés qui continuent de peser sur la situation de certains travailleurs.
L’enjeu est désormais de transformer les recommandations issues du dialogue social en mesures concrètes. Les participants ont ainsi passé en revue plusieurs dossiers sensibles, dont le règlement du reliquat de salaire dû aux enseignants au titre du mois de février, les autorisations d’études et les conditions de reclassement des agents publics à l’issue de leur formation.
Ces questions, qui touchent directement aux conditions de vie et à la carrière des agents publics, ont fait l’objet d’une attention particulière au cours des échanges. Pour le Conseil, leur règlement constitue un élément important de la crédibilité du Pacte de stabilité sociale et économique.
Face aux préoccupations soulevées, le ministre de la Fonction publique a demandé à son administration de prendre les dispositions nécessaires afin de faire progresser les différents dossiers. Une orientation qui traduit la volonté affichée par les autorités de réduire les blocages administratifs et d’apporter des réponses aux revendications exprimées dans le cadre du dialogue social.
Le dossier des enseignants figure notamment parmi les priorités. Le ministre a annoncé son intention d’engager des démarches auprès du ministère chargé des Finances afin de rechercher une issue définitive au problème du reliquat salarial de février.
Au-delà des dossiers individuels, la réunion intervient dans un contexte où la stabilité sociale demeure étroitement liée à la capacité des pouvoirs publics et des partenaires sociaux à respecter les engagements convenus.
Le Pacte de stabilité sociale et économique se présente ainsi comme un cadre destiné à favoriser la concertation entre les différentes parties prenantes et à prévenir l’accumulation des tensions sociales. Mais son efficacité dépendra largement de la traduction des discussions en décisions, puis de l’exécution effective de ces décisions.
La réunion de ce vendredi marque donc une nouvelle étape dans ce processus. En plaçant le suivi des engagements au centre de ses travaux, le Conseil tripartite cherche à maintenir le dialogue ouvert tout en accélérant le traitement des préoccupations qui demeurent en suspens.
Pour les travailleurs concernés, l’attente reste désormais celle de résultats tangibles. Car au-delà des réunions et des engagements, la stabilité sociale se mesure aussi à la capacité des institutions à apporter des réponses concrètes aux difficultés du quotidien.
MBAÏLEDE Trésor
