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Tchad : Pahimi Padacké Albert dénonce une « dérive dangereuse » contre le contrôle parlementaire

Le président national du RNDT-Le Réveil et chef de l’opposition démocratique conteste la demande d’explications adressée au sénateur Mbaigolmem Sébastien par le délégué général du Gouvernement au Logone Occidental. Il y voit une remise en cause des prérogatives parlementaires.

La polémique prend une tournure politique. Pahimi Padacké Albert monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « dérive dangereuse », après l’interpellation du sénateur Mbaigolmem Sébastien au sujet de ses déclarations sur la circulation présumée d’armes dans le milieu de l’élevage.

Au cœur de la controverse, une correspondance administrative datée du 16 octobre 2026, par laquelle le délégué général du Gouvernement auprès du Logone Occidental demande au parlementaire de préciser l’identité des personnes mises en cause et les éléments étayant ses affirmations.

Pour le président du RNDT-Le Réveil, cette démarche traduit une inversion des rôles institutionnels. « Un monde à l’envers », dénonce-t-il, estimant qu’un sénateur ne saurait être placé sous l’autorité d’un représentant de l’administration alors que le contrôle de l’action gouvernementale relève des missions du Parlement.

Au-delà du cas de Mbaigolmem Sébastien, l’ancien Premier ministre alerte sur les risques d’une confusion entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il défend le droit des élus à interpeller les autorités sur des questions sensibles sans subir, selon lui, de pressions administratives susceptibles d’entraver l’exercice de leur mandat.

La controverse intervient dans un contexte marqué par les tensions liées aux conflits entre agriculteurs et éleveurs, où la circulation des armes constitue un enjeu majeur de sécurité. Si les accusations évoquées par le sénateur restent à vérifier, Pahimi Padacké Albert estime que les faits signalés doivent faire l’objet d’un examen sérieux.

Le chef de l’opposition appelle ainsi le président de la République à intervenir pour préserver l’équilibre des institutions et le respect des prérogatives parlementaires.

Derrière cet affrontement se pose une question essentielle pour la démocratie tchadienne : comment garantir la liberté de parole des élus et le contrôle de l’action publique sans compromettre les exigences de responsabilité et de transparence ?

MBAÏLEDE Trésor

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