Les tensions survenues cette semaine à l’École nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication (ENASTIC), antenne d’Amdjarass, ont conduit les autorités tchadiennes à déployer une mission gouvernementale d’urgence afin de rétablir l’ordre et d’identifier des solutions durables.
Les ministres des Télécommunications, Dr Boukar Michel, et de la Santé, Dr Abderahim Abdelmadjid, se sont rendus sur le campus après des affrontements entre étudiants ayant fait plusieurs blessés. Selon les premières explications recueillies, les violences auraient éclaté sur fond d’incompréhensions religieuses et de diffusion de contenus jugés sensibles.
À l’issue des concertations menées avec l’administration, les autorités locales et les représentants des étudiants, plusieurs mesures immédiates ont été annoncées : installation d’une infirmerie au sein de l’établissement, renforcement de la sécurité et stricte application du règlement intérieur. Le gouvernement a également validé des engagements structurels tels que l’affectation de personnel administratif supplémentaire, l’amélioration des dortoirs, l’acquisition de matériel informatique et la réalisation d’un forage pour garantir l’accès à l’eau potable.
Sur le plan sanitaire, tous les blessés ont été pris en charge, un étudiant ayant été évacué vers N’Djamena pour un suivi médical, son état étant jugé stable.
Le ministre des Postes et de l’Économie numérique, Boukar Michel, a confirmé que les deux groupes d’étudiants impliqués ont été réconciliés. La sérénité est désormais revenue sur le campus, et les cours reprendront pleinement cette semaine.
Si l’accalmie est saluée, certaines voix s’interrogent néanmoins sur l’impact réel de la formation dispensée par l’ENASTIC. Alors que l’établissement se donne pour mission de faciliter l’insertion professionnelle, de nombreux diplômés peinent encore à trouver un emploi, relançant le débat sur l’adéquation entre formation et marché du travail.
Pour l’heure, la priorité semble être au retour à la normale et au renforcement du vivre-ensemble au sein de l’institution.
La Rédaction
