Le gouvernement du Tchad frappe un grand coup. Dans un arrêté publié le 17 février 2026, le Ministère des Finances du Tchad instaure un abattement de 75 % sur la valeur imposable des véhicules électriques neufs importés, une mesure qui pourrait rebattre les cartes d’un secteur automobile encore largement dominé par les moteurs thermiques.
D’après le document officiel rendu public à N’Djamena, l’avantage fiscal couvre plusieurs catégories de véhicules électriques ainsi que les chargeurs d’accumulateurs, désormais totalement exonérés de droits et taxes à l’importation.
Un choix assumé : élargir l’accès à une mobilité moins polluante dans un pays où les voitures d’occasion à essence ou diesel demeurent majoritaires, coûteuses pour les ménages et lourdes pour l’environnement.
L’arrêté signé par Tahir Hamid, s’appuie notamment sur le Code des Douanes de la CEMAC. Le texte précise que la valeur transactionnelle devient la référence pour la valeur en douane, un alignement sur les standards régionaux.
En toile de fond, une ambition claire : inscrire le Tchad dans la dynamique continentale de réduction des émissions, tout en stimulant le développement d’infrastructures encore quasi inexistantes, comme les bornes de recharge.
Mais des obstacles persistent : modèles compatibles avec les conditions locales, maintenance spécialisée, réseau électrique parfois fragile, infrastructures de recharge encore embryonnaires.
Avec cet abattement de 75 %, le gouvernement tchadien envoie un message sans ambiguïté : la transition écologique n’est plus un slogan, mais une direction politique.
Reste désormais à voir comment importateurs, consommateurs et partenaires internationaux s’adapteront à ce virage assumé vers la mobilité propre.
Une chose est sûre : le Tchad vient de poser un jalon majeur sur la route de son futur énergétique.
La Rédaction



Laisser un commentaire