Tchad : Un gendarme tue son épouse et blesse leur fils, le Ministère de la Femme dénonce un “acte odieux”
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Tchad : Un gendarme tue son épouse et blesse leur fils, le Ministère de la Femme dénonce un “acte odieux”

Un drame d’une rare violence a profondément secoué le pays : un gendarme a mortellement agressé son épouse et grièvement blessé leur fils, plongeant la nation dans l’émoi. Face à cette tragédie, le Ministère de la Femme et de la Petite Enfance a réagi avec une vive indignation, condamnant fermement cet acte qualifié d’“odieux” et rappelant l’urgence de lutter sans relâche contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Dans un communiqué publié ce 11 décembre 2025, la ministre d’État, Mme Kitoko Gata Ngoulou, exprime ses condoléances les plus sincères à la famille de la victime et assure du soutien total du gouvernement à l’enfant blessé. Cette affaire, souligne le ministère, met en lumière la persistance alarmante des violences conjugales au Tchad, même au sein de familles censées être protégées par les forces de l’ordre.

Le ministère insiste sur le caractère gravissime du crime, d’autant plus qu’il aurait été commis par un agent chargé de garantir la sécurité de la population. “Inacceptable” et “inexcusable”, indique le communiqué, appelant à ce que l’affaire soit traitée avec une rigueur exemplaire. Le gouvernement demande une enquête approfondie, un jugement ferme et des sanctions proportionnelles à l’horreur de l’acte, affirmant que l’impunité ne saurait être tolérée face à de telles violences.

Au-delà de l’aspect judiciaire, la ministre lance un appel vibrant à la responsabilité collective. Elle exhorte la population à rompre le silence qui entoure trop souvent les violences intrafamiliales et encourage les communautés à soutenir les victimes. Les hommes sont « appelés à rejeter la violence comme mode de résolution des conflits », tandis que les familles sont invitées à signaler les abus avant qu’ils ne dégénèrent.

Le ministère rappelle également qu’il existe des cellules d’écoute et d’assistance disponibles pour accueillir toute personne victime ou témoin de violence.

Cette tragédie ravive un débat crucial : celui de la protection des femmes et des enfants et de la nécessité de transformer durablement les mentalités. Le ministère en appelle à l’unité nationale pour bâtir un pays où chaque foyer est un lieu de sécurité et non de terreur.

La Rédaction

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