La lutte contre les violences basées sur le genre franchit une nouvelle étape au Tchad avec la réaction ferme du Ministère de la Femme et de la Petite Enfance après l’agression conjugale dont a été victime Madame KOUGO ALLANRA, mère de quatre enfants, dans le 6ᵉ arrondissement de la capitale.
Selon un communiqué rendu public ce dimanche 26 juillet 2026, le département ministériel a exprimé sa « profonde consternation » face à cette affaire survenue le samedi 25 juillet dans le quartier Moursal, impliquant son époux, Monsieur Guemadjibaye Torina.
Alertée par les faits, la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, a immédiatement instruit les services compétents afin d’assurer une prise en charge complète de la survivante. Cette assistance comprend notamment un accompagnement adapté à sa situation et un suivi rapproché du dossier afin que les procédures nécessaires puissent aboutir.
Dans son message, le ministère insiste sur le caractère grave des violences exercées contre les femmes et rappelle que les violences basées sur le genre constituent des infractions sanctionnées par la législation tchadienne. Il souligne également que ces actes vont à l’encontre des engagements pris par le pays en matière de protection des droits humains.
« Aucun acte de violence au sein du foyer ne peut être justifié ni banalisé », réaffirme le ministère, qui condamne avec la plus grande fermeté cette agression, qualifiée d’atteinte grave à la dignité, à l’intégrité physique et à la sécurité des femmes.
Au-delà de cette affaire particulière, le gouvernement entend renforcer son engagement dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Le ministère appelle ainsi la population à rompre avec la culture du silence qui entoure encore trop souvent les violences domestiques et encourage les citoyens à signaler tout cas porté à leur connaissance.
Tout en exprimant sa solidarité à Madame KOUGO ALLANRA et à ses proches, le département ministériel salue également l’implication des acteurs de la société civile qui œuvrent pour dénoncer ces pratiques et promouvoir une société davantage respectueuse des droits et de la dignité humaine.
Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la nécessité d’une mobilisation collective contre les violences conjugales au Tchad. Pour les autorités, la protection des femmes et des filles demeure une priorité et aucun acte de violence ne doit rester impuni.
MBAÏLEDE Trésor
