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Tchad : Une réunion de haut niveau apaise les tensions entre la Justice et la Sécurité Publique

Une rencontre de haute importance s’est tenue le 27 mai 2026 entre le Ministère de la Justice du Tchad, le Ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration du Tchad et les représentants des syndicats de magistrats, dans le but de désamorcer les tensions provoquées par des déclarations controversées du ministre de la Sécurité Publique. Diffusés puis amplifiés sur les réseaux sociaux, ces propos avaient suscité frustration et inquiétude au sein du corps judiciaire.

Dès l’ouverture des travaux, la ministre de la Justice a insisté sur la nécessité de préserver la sérénité entre institutions et de consolider un dialogue fondé sur le respect mutuel. Elle a ensuite donné la parole au ministre de la Sécurité Publique, à l’origine de la demande de rencontre.
Celui-ci a expliqué le contexte dans lequel ses propos avaient été tenus : une réunion concernant l’occupation du domaine public, où plusieurs maires avaient évoqué les difficultés liées à l’exécution de certaines décisions de justice. Le ministre a affirmé que des extraits de son intervention avaient été « sortis de leur contexte », dénonçant des montages ayant altéré la portée réelle de ses paroles. Il a réaffirmé son respect pour l’institution judiciaire et rejeté toute intention de la dénigrer.

Les représentants du SYAMAT et du SMT ont fait état du malaise ressenti par de nombreux magistrats à la suite de la déclaration initiale du ministre. S’ils ont salué le geste d’apaisement entrepris par le gouvernement, ils ont relevé une ambiguïté dans la formule « aux magistrats intègres » utilisée dans la lettre d’excuses, pouvant laisser entendre qu’il existerait des magistrats « non intègres ». Ils ont demandé une clarification formelle et publique.
Le ministre a reconnu que cette formulation pouvait porter à confusion et s’est dit disposé à rectifier son courrier. Il a annoncé la publication prochaine d’excuses claires et dépourvues d’ambiguïté sur sa page officielle.

Le Premier président de la Cour suprême du Tchad a salué la dynamique de dialogue engagée. Il a encouragé l’ensemble des acteurs à privilégier les mécanismes institutionnels dans le traitement des différends, estimant que la stabilité du pays et la crédibilité de la justice en dépendaient.
De son côté, la ministre de la Justice a recommandé que les corrections attendues soient apportées avant toute communication syndicale, afin d’éviter tout risque de nouvelle controverse.

Au terme des échanges, les participants se sont accordés sur plusieurs orientations essentielles. Ils ont convenu de renforcer la concertation pour prévenir les incompréhensions, d’éviter toute prise de position publique susceptible de raviver la polémique et de corriger les passages problématiques contenus dans la lettre d’excuses. Ces rectifications devraient être accompagnées d’un communiqué syndical destiné à clarifier les faits auprès du public et des magistrats.

La réunion s’est conclue dans un climat nettement apaisé. Les participants ont unanimement salué l’implication du Premier ministre dans le règlement rapide de cet incident, considéré comme crucial pour la cohésion et le bon fonctionnement des institutions.

La Rédaction

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