Une semaine après la disparition de Clément Mortordé Djimrangar, plus connu sous le pseudonyme de « Klems », famille, confrères journalistes et acteurs culturels se sont réunis, ce jeudi 22 octobre 2026, pour une veillée mortuaire en hommage à cet homme de médias dont le parcours a marqué la scène médiatique et événementielle tchadienne.
Le Tchad culturel et médiatique est en deuil. Depuis l’annonce du décès de Clément Mortordé Djimrangar, alias « Klems », survenu le 15 octobre dernier, l’émotion demeure vive au sein de la communauté journalistique et culturelle. Ce jeudi 22 octobre, la veillée mortuaire organisée en sa mémoire a constitué un temps de recueillement, de communion et de témoignage autour de celui qui avait fait de la communication, de l’animation et de la valorisation culturelle les principaux marqueurs de son engagement professionnel.
Autour de sa famille, parents, amis, collègues et acteurs du monde culturel se sont rassemblés pour saluer la mémoire d’un professionnel dont la voix, la présence et le savoir-faire ont accompagné de nombreux rendez-vous médiatiques et événementiels au Tchad. Au-delà de la douleur de la séparation, cette rencontre a offert l’occasion de mesurer l’empreinte laissée par une personnalité qui avait su se faire une place dans un univers exigeant, où la maîtrise de la parole et le contact avec le public occupent une place essentielle.
Journaliste, animateur culturel et maître de cérémonie, Clément Mortordé Djimrangar appartenait à cette catégorie de professionnels dont les activités dépassent les frontières d’un seul métier. À travers ses différentes fonctions, il évoluait au carrefour de l’information, de la communication et de l’expression artistique.
Dans les médias comme lors des manifestations culturelles, son parcours témoigne de la complémentarité entre le travail journalistique et l’animation des espaces de rencontre. Le maître de cérémonie assure le rythme d’un événement, donne la parole aux intervenants et accompagne les temps forts d’une manifestation. Le journaliste, lui, informe, éclaire et contribue à la circulation de l’information. Ces univers, que « Klems » a fréquentés, participent chacun à la vitalité de la vie publique et culturelle.
Sa disparition laisse ainsi un vide parmi ceux qui ont partagé avec lui des expériences professionnelles, collaboré à des événements ou croisé son chemin dans les milieux médiatiques et artistiques.
La veillée mortuaire du 22 octobre s’inscrit dans cette volonté collective de rendre hommage à un homme dont le nom reste associé au paysage médiatique et événementiel tchadien. Dans ces moments de deuil, les rassemblements de proches et de collègues prennent une dimension particulière : ils permettent de partager la peine, de raviver les souvenirs et de reconnaître la contribution d’un disparu à son environnement professionnel.
Pour ses confrères, la disparition de « Klems » rappelle également la place des femmes et des hommes de médias dans la construction de la mémoire collective. Derrière les micros, les reportages et les scènes événementielles se trouvent des professionnels qui consacrent leur énergie à informer, à divertir, à transmettre et à rapprocher les publics.
En se réunissant autour de sa mémoire, ses proches et ses collègues ont donné une expression collective à leur chagrin. Leur présence traduit l’attachement porté à celui qui, par ses différentes activités, avait noué des liens au sein des milieux journalistique et culturel.
Au-delà de l’hommage rendu au défunt, la disparition de Clément Mortordé Djimrangar invite à réfléchir à la place accordée aux professionnels qui contribuent à faire vivre les médias et la culture au Tchad. Leur travail, souvent exercé dans l’ombre des événements ou au rythme des exigences de l’actualité, participe pourtant à la transmission des idées, à la valorisation des talents et à l’animation de la vie sociale.
Le souvenir de « Klems » restera lié à ce parcours pluriel, entre journalisme, animation culturelle et présentation d’événements. Si la mort met un terme à une présence physique, elle n’efface ni les souvenirs, ni les collaborations, ni les traces laissées dans les milieux fréquentés.
En cette période de recueillement, la famille, les confrères et les acteurs culturels tchadiens se retrouvent ainsi autour d’une même douleur, mais aussi d’une même volonté : saluer la mémoire de Clément Mortordé Djimrangar et préserver le souvenir de sa contribution au paysage médiatique et culturel national.
Une semaine après son départ, l’hommage rendu à « Klems » rappelle que la mémoire d’un professionnel se construit autant dans son parcours que dans les liens qu’il tisse avec les autres.
MBAÏLEDE Trésor
