Sous la présidence de la Ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, un atelier décisif s’est ouvert ce jeudi consacré à la validation du formulaire national de cartographie des services dédiés à la prise en charge des Violences Basées sur le Genre (VBG).
Derrière les échanges techniques, une ambition claire se dessine : structurer une réponse nationale lisible, efficace et surtout accessible à toutes les survivantes, où qu’elles se trouvent. « Savoir qui fait quoi et où » n’est plus un slogan administratif, mais une exigence opérationnelle au cœur de l’action publique.
La ministre a insisté sur la portée profondément humaine de ce chantier. Il ne s’agit pas de produire de simples données statistiques, mais de garantir qu’aucune femme, aucune fille, ne reste isolée face à la violence faute d’information ou d’accès aux services essentiels qu’ils soient médicaux, juridiques ou psychosociaux.
Pour atteindre cet objectif, les autorités misent sur un outil de collecte standardisé et numérisé, pensé comme un levier de coordination nationale. Une innovation qui repose également sur la coopération de partenaires stratégiques, salués pour leur engagement constant : le World Bank Group pour le renforcement du capital humain, le Projet SWEDD pour l’autonomisation des femmes, ainsi que le United Nations Population Fund, acteur majeur de la santé reproductive.
Trois exigences structurent désormais le travail des experts mobilisés : l’accessibilité réelle des services, y compris dans les zones les plus reculées ; la qualité effective des dispositifs disponibles, des soins d’urgence à l’accompagnement juridique ; et surtout la protection absolue des survivantes, dont la dignité et la confidentialité doivent rester intactes.
Au-delà de la technique, l’enjeu est politique et social : bâtir un système intégré d’information capable de transformer la réponse aux VBG en une chaîne cohérente, mesurable et équitable. Une manière de faire de la donnée un outil de justice et de protection, au service des femmes et des filles du pays.
La Rédaction
