L’Assemblée nationale a tenu, ce lundi, une séance plénière consacrée à une question orale avec débat portant sur la gestion des travaux de la digue de Walia, située dans le 9ᵉ arrondissement de la capitale. L’initiative de cette interpellation revient au député Alladoum Djarma Balthazar, préoccupé par l’avancement et l’impact de ce chantier stratégique pour la protection des populations riveraines.
Présidée par Ali Kolotou Tchaïmi, président de l’Assemblée nationale, la session s’est déroulée en présence du ministre secrétaire général adjoint du gouvernement, Saleh Bourma Ali, et a donné lieu à des échanges nourris entre les députés et le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mahamat Assileck Halata.
Interrogé sur les retards, la qualité des travaux et la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le projet, le ministre Halata a apporté une série de clarifications. Il a rappelé que la digue de Walia constitue un ouvrage essentiel pour prévenir les risques d’inondations récurrentes dans cette zone densément peuplée, régulièrement confrontée aux débordements lors de la saison des pluies.
Selon lui, les travaux ont été engagés dans un contexte technique complexe, nécessitant à la fois des études hydrologiques détaillées, des opérations de terrassement lourdes et un accompagnement permanent des entreprises intervenant sur le terrain. Le ministre a assuré que les mesures nécessaires sont prises pour garantir la conformité de l’ouvrage aux normes requises et pour accélérer l’exécution du chantier.
Les députés ont insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans la gestion des marchés publics, de mieux informer les populations concernées et de veiller à ce que les travaux soient menés dans les délais annoncés. Ils ont également souligné l’importance de protéger les habitations, les infrastructures publiques et les terrains agricoles menacés par les crues.
En réponse, Mahamat Assileck Halata a réaffirmé la volonté du gouvernement d’améliorer la gouvernance des projets d’aménagement urbain et de répondre efficacement aux urgences climatiques. Il a notamment annoncé une série de mesures correctives ainsi qu’un renforcement du suivi technique et administratif du chantier de la digue de Walia.
La séance a permis de mettre en lumière les défis persistants liés à l’urbanisation rapide de N’Djamena et à la vulnérabilité de certains quartiers face aux aléas climatiques. Les parlementaires ont appelé à une coopération plus étroite entre le ministère, les collectivités locales et les partenaires techniques afin d’assurer une gestion durable des infrastructures de protection.
En clôturant les débats, le président Ali Kolotou Tchaïmi a salué l’importance de ce dialogue démocratique et a encouragé le gouvernement à poursuivre ses efforts pour renforcer la résilience urbaine et améliorer la qualité de vie des habitants du 9ᵉ arrondissement.
La Rédaction
