Au Tchad, la jeunesse ne se résume pas aux terrains de sport. Elle se construit aussi dans les salles de classe, dans les bibliothèques et à travers la quête du savoir. C’est le message porté, samedi 22 août 2026, lors de la grande finale de la cinquième édition du Trophée des Lycéens, une initiative de l’ONG Future Team Tchad, présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Nair Abakar.
Réunissant des lycéennes et lycéens autour d’une compétition consacrée aux connaissances et à l’excellence scolaire, cette finale a transformé le savoir en véritable terrain de confrontation. Face aux questions, les candidats ont dû mobiliser leurs connaissances, leur capacité d’analyse, leur expression, leur rapidité de réflexion et surtout leur esprit d’équipe.
Mais derrière les applaudissements et l’enjeu du trophée se dessine une ambition plus profonde : faire de l’éducation un levier majeur de l’émancipation de la jeunesse tchadienne.
En présidant cette finale, le ministre de la Jeunesse et des Sports a placé l’intelligence, le mérite et l’effort au centre de son intervention. Pour M. Nair Abakar, une telle initiative dépasse largement le cadre d’un simple concours scolaire. Elle constitue un espace où les jeunes peuvent révéler leurs capacités, prendre confiance en eux et mesurer l’importance du travail dans la construction de leur avenir.
Le ministre a ainsi exhorté les jeunes à ne pas limiter leur apprentissage aux programmes scolaires. Lecture, langues, sciences, technologie, histoire, culture et connaissance des réalités nationales doivent, selon lui, nourrir leur curiosité et élargir leurs horizons.
Cette vision place l’école au cœur de la préparation du Tchad de demain. Les compétences qui feront la différence dans les années à venir se construisent dès aujourd’hui, dans les salles de classe, mais aussi dans la capacité des jeunes à chercher, comprendre, questionner et créer.
L’autre enjeu soulevé par le ministre concerne l’après-compétition. Car révéler des talents ne suffit pas : encore faut-il leur offrir des possibilités de progresser.
M. Nair Abakar a réaffirmé la volonté du ministère de la Jeunesse et des Sports d’accompagner la pérennisation du Trophée des Lycéens, de renforcer la mobilisation des partenaires et d’œuvrer à son extension progressive dans les provinces.
Cette perspective donne à l’initiative une dimension nationale. L’objectif affiché est de faire du Trophée des Lycéens un rendez-vous régulier de l’intelligence, de l’excellence et du mérite scolaire, capable de repérer des jeunes à fort potentiel sur l’ensemble du territoire.
L’éducation devient ainsi un chantier partagé entre l’État, les établissements scolaires, les organisations de jeunesse, les partenaires et les familles.
Au terme de cette compétition, c’est le Lycée Al-Fia d’Abéché qui s’est imposé et remporte la cinquième édition du Trophée des Lycéens 2026.
Cette victoire vient couronner le travail, la préparation et la détermination de ses candidats. Mais au-delà du vainqueur, la finale aura surtout mis en lumière une génération de jeunes capables de défendre leurs connaissances avec assurance et de porter haut les couleurs de leurs établissements.
Pour les autres finalistes, la défaite ne saurait être assimilée à un échec définitif. Une compétition scolaire peut se gagner ou se perdre, mais l’expérience acquise, les connaissances consolidées et les liens noués constituent autant d’acquis pour l’avenir.
À travers son implication, le ministre de la Jeunesse et des Sports entend également rappeler que la politique en faveur de la jeunesse ne peut être dissociée de l’éducation, de la formation et du développement des compétences.
Le message est clair : un pays qui investit dans l’intelligence de sa jeunesse investit directement dans son propre avenir.
Le Trophée des Lycéens apparaît dès lors comme bien plus qu’un concours. Il devient un révélateur de potentiel, un espace d’émulation et un outil de promotion de la culture de l’effort.
Avec la victoire du Lycée Al-Fia d’Abéché, cette cinquième édition s’achève sur une note de mérite. Mais le véritable défi commence désormais : faire en sorte que les talents révélés aujourd’hui trouvent demain les conditions nécessaires pour grandir, apprendre, innover et servir leur pays.
Car lorsque le savoir progresse, c’est toute une génération qui avance. Et lorsque la jeunesse avance, c’est le Tchad qui prépare son avenir.
MBAÏLEDE Trésor
