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Une prise de position qui secoue l’Afrique : le médiateur du Tchad félicite Dakar et Kampala

Sur la plateforme X, un message publié ce jeudi par le médiateur de la République du Tchad a provoqué une onde de choc dans la région et au-delà. Dans une prise de position tranchée, il a salué les mesures prises par le Sénégal et l’Ouganda pour réprimer l’homosexualité, qualifiant le phénomène LGBT de « danger pour l’Afrique ».

« Le phénomène LGBT est un véritable danger pour l’Afrique », écrit-il. « Je félicite les gouvernements sénégalais et ougandais d’avoir légiféré contre l’homosexualité, une gangrène qui menace nos cultures à terme. Nos coutumes s’y opposent, combattons-les vigoureusement, vite. »
Un message qui a immédiatement suscité indignations, inquiétudes et appels au calme.

La sortie de l’ancien Premier ministre intervient dans un contexte africain où les débats sur les droits LGBTQIA+ sont particulièrement sensibles. En saluant les lois répressives récemment renforcées dans certains pays, le médiateur tchadien adopte une posture que certains qualifient de « défense culturelle », tandis que d’autres y voient une dérive dangereuse pour les droits humains.

Des organisations de défense des libertés publiques rappellent que ces discours politiques peuvent aggraver les violences, la stigmatisation et les discriminations déjà subies par les minorités sexuelles sur le continent.

Sur les réseaux sociaux, la réaction est immédiate : si une partie du public cautionne le discours du médiateur, une autre s’alarme d’une rhétorique « dangereuse » qui pourrait légitimer l’exclusion et la répression.

Au-delà des polémiques, cette affaire met en lumière un débat profond traversant de nombreux pays africains : comment concilier traditions, évolutions sociétales et respect des droits humains universellement reconnus ?

Pour les militants des droits LGBTQIA+, la réponse est claire : l’enjeu n’est pas culturel, mais humain. Il s’agit de protéger des citoyens, des familles, des vies.

La Rédaction

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