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UNESCO : le Tchad porte la voix d’une Afrique en quête de nouveaux financements pour son développement

Les échanges tenus au sein du Groupe Afrique de l’UNESCO ont mis en lumière la volonté des États africains de renforcer les mécanismes de financement du développement et de consolider les partenariats en faveur des priorités du continent. Réunie en séance plénière le 9 juillet 2026, l’instance a accueilli le banquier franco-ivoirien Ibrahim Magassa, Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO pour la Priorité Afrique, venu partager les grandes orientations de son mandat.

Face aux représentants permanents des pays africains, Ibrahim Magassa a exposé sa vision d’une coopération davantage tournée vers l’innovation financière, la mobilisation des investissements et le soutien aux politiques de développement durable. Son intervention a suscité un intérêt marqué parmi les diplomates, qui ont salué son parcours ainsi que son engagement en faveur des enjeux économiques du continent.

Parmi les interventions les plus remarquées figure celle de l’ambassadrice du Tchad auprès de l’UNESCO, Amina Priscille Longoh, qui a insisté sur la nécessité de transformer les compétences africaines en véritables leviers de développement. Selon elle, l’expertise de l’ambassadeur de bonne volonté constitue un atout stratégique pour accompagner les États africains dans la recherche de solutions adaptées aux défis économiques actuels.

La diplomate tchadienne a particulièrement mis l’accent sur la nécessité d’élargir les sources de financement des économies africaines. Elle a estimé que la gestion de la dette publique devait s’appuyer sur des conditions plus favorables, avec des coûts de financement réduits et des échéances plus longues, afin de permettre aux pays de consacrer davantage de ressources à leurs politiques de développement.

Au-delà de la question de la dette, elle a appelé à renforcer l’attractivité du continent auprès des investisseurs internationaux. Pour elle, les capitaux destinés à l’Afrique ne doivent plus provenir exclusivement des partenaires traditionnels, mais également des économies émergentes d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine, dans une logique de diversification des partenariats économiques.

L’ambassadrice a également défendu une transformation profonde du modèle économique africain. Elle a plaidé pour une industrialisation accrue permettant de valoriser localement les ressources naturelles, afin de réduire la dépendance aux importations de produits manufacturés et de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent. Cette orientation, a-t-elle expliqué, représente un levier essentiel pour stimuler la croissance, créer des emplois et améliorer durablement le pouvoir d’achat des populations.

Autre priorité évoquée : le renforcement du secteur privé africain. La représentante tchadienne estime que les entreprises locales doivent bénéficier d’un environnement plus favorable afin d’accroître leur compétitivité face aux grandes multinationales. L’objectif est de faire émerger des groupes économiques africains capables d’investir, d’innover et de s’imposer aussi bien sur les marchés régionaux qu’internationaux.

En conclusion de son intervention, Amina Priscille Longoh a réaffirmé la volonté du Tchad de collaborer avec Ibrahim Magassa dans le cadre des ambitions portées par le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». Cette ouverture traduit la volonté des autorités tchadiennes de nouer des partenariats fondés sur l’expertise, l’investissement et la coopération internationale afin d’accélérer la transformation économique du pays.

À travers cette rencontre, le Groupe Afrique de l’UNESCO a confirmé sa volonté de faire de la coopération économique, de la mobilisation des ressources et de l’émergence d’un secteur privé africain solide des piliers essentiels de la réalisation des objectifs de développement du continent.

MBAÏLEDE Trésor

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