À Guéréda, chef-lieu du Wadi Fira, ce 10 mai 2026, le calme apparent masque encore les secousses récentes des violences intercommunautaires survenues dans la zone d’Igot, au cœur du Dar Tama. Mais ce jour-là, c’est une délégation officielle qui occupe le terrain, portée par une promesse : répondre vite, et agir juste.
Conduite par Barkaï Hamid Barkaï, la mission du Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, s’est déplacée avec une équipe composée du Directeur Général de l’Action Sociale, d’un conseiller et de plusieurs cadres techniques. Objectif : constater, comprendre et surtout apporter des réponses concrètes aux populations affectées.
À leur arrivée, la délégation a été accueillie par Oudjigué Félix, en présence des autorités administratives locales. Les échanges sont brefs, mais lourds de sens : la situation humanitaire est jugée préoccupante, et les besoins immédiats sont multiples.
Au centre de cette mobilisation, une directive claire portée par Zara Mahamat Issa : accélérer l’assistance d’urgence tout en préparant un accompagnement durable pour les communautés touchées. Une réponse à deux temps, entre soulagement immédiat et reconstruction progressive.
La délégation doit désormais se rendre à Igot et dans les villages environnants, là où les blessures sont les plus visibles. Sur le terrain, il ne s’agira pas seulement d’évaluer les dégâts, mais d’écouter les récits, de recueillir les besoins essentiels et de retisser, patiemment, les liens d’un tissu social fragilisé.
Dans le Dar Tama, les mots restent simples mais lourds de responsabilités : urgence, solidarité, reconstruction. Désormais, ils devront se traduire en actions concrètes, pour transformer l’espoir en réponse tangible.
La Rédaction
