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Wadi-Fira : la CNDH intensifie le dialogue pour préparer le retour des réfugiés tchadiens installés au Soudan

La question du retour des populations tchadiennes réfugiées au Soudan continue de mobiliser les institutions nationales. Dans une démarche axée sur la consolidation de la paix et la protection des droits humains, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a engagé une nouvelle étape de concertation avec les représentants de la province du Wadi-Fira afin d’examiner les conditions d’un retour sécurisé des personnes déplacées depuis le conflit intercommunautaire de 2020.

Reçue mercredi 8 juillet 2026 par le président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, une délégation composée de responsables politiques, administratifs et communautaires est venue porter les préoccupations des familles issues de la communauté Haddad, contraintes de trouver refuge au Soudan après les violences survenues dans les localités de Tiné et d’Iriba.

Pendant plusieurs heures, les échanges ont permis d’aborder les principaux défis liés au rapatriement de ces compatriotes, notamment les garanties sécuritaires, la restauration de la confiance entre les communautés et les mécanismes susceptibles d’assurer une réintégration durable dans leurs localités d’origine.

Conduite par le député du Wadi-Fira, Dr Haroun Badawi Mahamat, la délégation comprenait également le rapporteur général de la communauté Zaghawa et conseiller spécial du Président de la République, Kounou Djimet, le Général Dr Youssouf Ahmat Tyera, ainsi qu’Issa Youssouf Sinine, représentant de la communauté Haddad.

Au cours de la rencontre, les représentants de la province ont plaidé pour une implication renforcée de la CNDH afin d’accompagner le processus de réconciliation et de favoriser un retour volontaire, sécurisé et respectueux de la dignité des personnes concernées. Ils ont insisté sur la nécessité d’une action concertée entre les institutions de l’État, les leaders communautaires et les partenaires impliqués dans la consolidation de la paix.

En réponse, le président de la CNDH a réaffirmé que son institution entend poursuivre pleinement sa mission de médiation, de prévention des conflits et de défense des droits fondamentaux. Il a souligné que toute solution durable devra reposer sur le respect des droits des victimes, la justice, le dialogue et la cohabitation pacifique entre les différentes communautés.

Pour Belngar Larmé Jacques, la stabilité sociale ne peut être consolidée qu’à travers un processus inclusif permettant aux personnes déplacées de regagner leurs villages dans des conditions garantissant leur sécurité, leur dignité et leur pleine réintégration.

Cette audience s’est tenue en présence de plusieurs responsables de la CNDH, notamment la commissaire Djiguimaye Morembaye Rose, présidente de la sous-commission des Droits catégoriels et chargée du suivi de ce dossier, ainsi que des responsables administratifs de l’institution.

À travers cette initiative, la Commission nationale des droits de l’Homme confirme sa volonté de jouer un rôle central dans la prévention des crises communautaires et dans l’accompagnement des efforts nationaux visant à renforcer la cohésion sociale. Alors que le retour des réfugiés demeure un enjeu humanitaire majeur pour le Wadi-Fira, les différents acteurs misent désormais sur le dialogue et la confiance mutuelle pour tourner définitivement la page des violences et ouvrir celle d’une paix durable.

La Rédaction

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