La ville de Koumra a vibré au rythme de la culture et de l’identité ancestrale à l’occasion du lancement officiel de la deuxième édition du festival Yan Guirbé, qui signifie « Nos traditions ». Un événement majeur dédié à la sauvegarde et à la valorisation des us et coutumes des provinces du Mandoul et du Moyen-Chari, aujourd’hui menacées de disparition.
Face à l’érosion progressive des valeurs culturelles, les filles et fils de ces deux provinces se sont donné rendez-vous à Koumra pour une grande rencontre de réappropriation identitaire. L’objectif est clair : transmettre aux jeunes générations un héritage culturel riche et pluriel, tout en rappelant l’importance des traditions dans la cohésion sociale.
Le festival Yan Guirbé se distingue par un programme dense et haut en couleur. Des stands d’exposition mettent en lumière les objets traditionnels, l’artisanat local et les symboles culturels propres à chaque communauté. Les danses traditionnelles, exécutées par les représentants des différentes ethnies, ont offert au public un spectacle empreint d’histoire et de fierté collective. Des panels de débats et d’échanges ont également été organisés autour des costumes traditionnels, des rites et des pratiques culturelles en voie de disparition.
Dans une déclaration empreinte de détermination, les filles et fils du Moyen-Chari géographique ont affirmé avec force que leurs traditions « ne disparaîtront jamais ». Pour eux, le festival Yan Guirbé n’est pas seulement une célébration culturelle, mais un acte de résistance face à l’oubli et à l’uniformisation culturelle.
À travers cette deuxième édition, Koumra s’impose une fois de plus comme un carrefour culturel majeur, où le passé dialogue avec le présent pour construire l’avenir. Le festival Yan Guirbé se positionne ainsi comme un symbole d’espoir et de renaissance des valeurs traditionnelles dans le Mandoul et le Moyen-Chari.
Madjissembaye Djaïngué, depuis Koumra
