Depuis ce 4 février 2026, la capitale camerounaise est devenue le centre névralgique de la réflexion africaine sur les droits humains. Pendant trois jours, le Conseil économique et social abrite la 15ᵉ Assemblée générale du Réseau des Institutions nationales africaines des Droits de l’Homme (RINADH), un rendez-vous stratégique qui réunit les représentants de plusieurs institutions nationales du continent.
Dans l’effervescence diplomatique qui anime les couloirs de l’événement, une délégation retient particulièrement l’attention : celle menée par Belngar Larmé Jacques, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Tchad.
Sa participation marque une nouvelle étape dans l’implication croissante du Tchad dans les dynamiques continentales de promotion et de protection des libertés fondamentales. En prenant part à ces travaux de haut niveau, la CNDH du Tchad réaffirme son ambition de peser dans les orientations régionales et d’unir ses efforts avec ceux de ses homologues africains.
Cette biennale du RINADH se tient sous un thème clair : repenser la gouvernance, renforcer l’inclusivité et replacer les populations au cœur des actions des institutions nationales des droits humains.
Les échanges, parfois techniques, parfois politiques, visent à harmoniser les stratégies, raviver les initiatives continentales et tracer de nouvelles perspectives pour une défense plus efficace des droits fondamentaux.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le professeur James Mouangué Kobila, Président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun et Vice-président du RINADH, a accueilli les délégations avec une chaleur diplomatique assumée. Il a salué « l’honneur » pour le Cameroun d’abriter ce rendez-vous qui façonnera, selon lui, une nouvelle dynamique panafricaine.
Au terme des trois jours de travaux, deux documents stratégiques devraient être adoptés. Ils serviront de feuille de route aux institutions nationales africaines pour les prochaines années, avec l’ambition de consolider l’État de droit, d’améliorer les mécanismes de gouvernance et de rendre l’action des INDH plus proche, plus accessible et plus utile aux citoyens.
La Rédaction
