À Bruxelles, Pahimi Padacké Albert plaide pour un Tchad démocratique, pilier de la stabilité régionale
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À Bruxelles, Pahimi Padacké Albert plaide pour un Tchad démocratique, pilier de la stabilité régionale

Invité à l’Assemblée générale de l’Internationale Démocrate Centriste (IDC-CDI), organisée au Parlement européen à Bruxelles, Pahimi Padacké Albert a porté la voix du Tchad sur les grands enjeux géopolitiques et démocratiques du moment. Face à un parterre de responsables politiques internationaux, l’ancien Premier ministre tchadien a défendu l’idée qu’aucune stabilité durable ne peut être construite sans un véritable ancrage démocratique.

Le Parlement européen a accueilli, le 13 juillet 2026, l’Assemblée générale de l’Internationale Démocrate Centriste (IDC-CDI), un rendez-vous réunissant des responsables politiques de premier plan venus débattre des défis qui redessinent l’ordre mondial. Parmi les intervenants figurait Pahimi Padacké Albert, vice-président international et vice-président Afrique de l’organisation, qui a consacré son intervention à la situation du Tchad et aux enjeux de gouvernance en Afrique centrale.

Les travaux de cette rencontre ont abordé plusieurs dossiers majeurs de l’actualité internationale. Les participants ont échangé sur l’impact de la révolution numérique et de l’intelligence artificielle sur les démocraties, les perspectives de reconstruction de l’Ukraine après la guerre, les nouvelles équations géopolitiques au Moyen-Orient, la restauration de l’État de droit au Venezuela ainsi que les mécanismes de protection des oppositions politiques en Afrique face aux dérives judiciaires.

Dans ce contexte international marqué par de profondes recompositions, le dirigeant du RNDT-Le Réveil a recentré le débat sur les défis auxquels fait face le Tchad, qu’il a présenté comme un acteur incontournable de la stabilité régionale.

Devant les représentants de l’IDC, Pahimi Padacké Albert a décrit un pays placé au cœur des principales zones de turbulence du continent africain. Entre la guerre au Soudan, l’instabilité persistante au Sahel, les incertitudes en Libye et les menaces sécuritaires dans le bassin du lac Tchad, le pays évolue dans un environnement particulièrement complexe.

À cette réalité sécuritaire s’ajoute, selon lui, une responsabilité humanitaire majeure avec l’accueil de plus d’un million de réfugiés, une situation qui exerce une pression considérable sur les ressources nationales et les communautés d’accueil.

Pour le responsable politique tchadien, cette position géographique confère au pays un rôle stratégique incontestable, mais elle ne doit pas conduire à sacrifier les exigences de gouvernance démocratique au profit des seules préoccupations sécuritaires.

Au cœur de son intervention, Pahimi Padacké Albert a développé une conviction forte : la sécurité ne saurait constituer l’unique fondement de la légitimité d’un État.

Selon lui, la consolidation de la paix passe d’abord par des institutions crédibles, une justice indépendante, le respect des libertés publiques et un dialogue politique véritablement inclusif. Il a souligné que les aspirations des citoyens tchadiens portent autant sur la sécurité que sur l’égalité devant la loi, la justice sociale et une représentation équilibrée des différentes composantes nationales.

Dans cette perspective, il a rappelé l’attachement de l’IDC aux principes de l’État de droit, de la séparation des pouvoirs, du pluralisme politique et de la protection des droits humains, estimant que ces valeurs demeurent les meilleurs remparts contre les crises institutionnelles.

L’ancien Premier ministre a également interpellé la communauté internationale sur ce qu’il considère comme une contradiction persistante dans la promotion de la démocratie sur le continent africain.

Il s’est interrogé sur la capacité des organisations internationales à défendre avec constance les principes démocratiques lorsque des pratiques telles que les fraudes électorales ou les révisions constitutionnelles controversées continuent d’être tolérées ou insuffisamment dénoncées.

À ses yeux, la crédibilité des partenaires internationaux dépend de leur aptitude à promouvoir les mêmes exigences démocratiques partout, sans distinction de contexte politique.

Dans la dernière partie de son intervention, Pahimi Padacké Albert a mis en garde contre les modèles politiques qui opposent souveraineté nationale et démocratie. Sans détour, il a estimé que la logique consistant à privilégier exclusivement les impératifs de souveraineté au détriment des libertés publiques constitue une impasse pour les États africains.

Pour le vice-président de l’IDC, le Tchad ne pourra pleinement assumer son rôle de puissance stabilisatrice dans la sous-région qu’en consolidant simultanément ses institutions démocratiques et la confiance de sa population.

« Une nation forte ne se mesure pas uniquement à sa capacité à assurer la sécurité, mais également à la qualité de sa justice, à la force de son État de droit et à la vitalité du dialogue politique », a-t-il défendu devant les participants.

À travers cette intervention prononcée au cœur des institutions européennes, Pahimi Padacké Albert a replacé le débat tchadien dans une réflexion plus large sur l’avenir de la démocratie en Afrique. Son plaidoyer met en avant une idée centrale : dans une région confrontée à des crises sécuritaires multiples, la consolidation démocratique ne constitue pas un luxe, mais une condition indispensable à une paix durable, à la stabilité des institutions et au développement des États.

MBAÏLEDE Trésor

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