Accusations contre le Tchad : le RPC monte au créneau et appelle Niamey à la retenue
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Accusations contre le Tchad : le RPC monte au créneau et appelle Niamey à la retenue

Les accusations portées contre le Tchad à la suite des événements survenus à Niamey les 28 et 29 août continuent de susciter des réactions. Le Réveil Panafricain pour le Changement (RPC) sort de son silence et dénonce avec fermeté les déclarations du capitaine Roger Gabriel, diffusées par la télévision nationale nigérienne, évoquant une prétendue implication tchadienne dans une opération destinée à soutenir des éléments liés aux récents événements au Niger.

Dans un communiqué signé le 3 septembre par son Secrétariat général, le parti dit avoir accueilli ces déclarations « avec stupéfaction » et rejette catégoriquement les accusations formulées contre N’Djaména. Pour le RPC, ces allégations sont graves, mais surtout « infondées et dépourvues de tout élément de preuve ».

Au-delà du démenti, le parti entend replacer cette polémique dans le cadre plus large des relations entre les deux pays voisins. Le RPC rappelle que le président tchadien, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, se revendique d’une vision panafricaine et œuvre, selon le parti, en faveur de la stabilité et de la sécurité dans la sous-région.

Le mouvement politique salue ainsi ce qu’il présente comme les efforts du chef de l’État tchadien pour préserver la paix au Tchad et contribuer à la stabilité de son environnement régional.

Une manière, pour le RPC, de défendre la politique régionale de N’Djaména tout en rejetant toute lecture laissant entendre que le Tchad chercherait à s’ingérer dans les affaires intérieures de son voisin nigérien.

Dans son communiqué, le RPC met surtout en garde contre les conséquences que pourraient avoir des accusations non étayées entre deux pays liés par une proximité géographique, historique et humaine.

Pour le parti, de telles déclarations sont susceptibles d’alimenter la suspicion, d’exacerber les tensions et, à terme, de fragiliser les relations de bon voisinage entre les peuples tchadien et nigérien.

Le RPC appelle donc à la « responsabilité » et au « discernement », estimant que les différends entre États voisins ne peuvent être gérés sur la base d’accusations qui ne seraient pas accompagnées d’éléments permettant de les établir.

Dans cette séquence politique et diplomatique sensible, le RPC réaffirme par ailleurs son soutien au président Mahamat Idriss Déby Itno. Le parti l’encourage à poursuivre ses efforts en faveur de la stabilité nationale et régionale et à renforcer les relations de fraternité avec les pays voisins.

Si le communiqué ne constitue pas une déclaration officielle des autorités tchadiennes, il traduit néanmoins une prise de position politique claire : le RPC entend défendre l’image du Tchad et de ses dirigeants face à ce qu’il considère comme des accusations susceptibles de détériorer les rapports entre N’Djaména et Niamey.

Alors que la région sahélienne reste confrontée à de multiples défis sécuritaires et politiques, le RPC plaide ainsi pour que les relations entre pays voisins demeurent fondées sur le dialogue, la confiance et le respect de la souveraineté de chacun.

Une exigence qui résonne avec une question centrale : dans un espace régional déjà fragilisé par les tensions, les accusations publiques sans preuves peuvent-elles encore être formulées sans risquer d’ouvrir une nouvelle fracture diplomatique ?

MBAÏLEDE Trésor

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