La polémique autour des accusations portées contre le Tchad par un officier nigérien prend une nouvelle tournure. Dans un communiqué de presse daté du 2 septembre 2026 et signé par son président, Dr Mohmoud Ali Seid, la Coalition des Associations de la Société civile pour les Actions citoyennes (CASAC) rejette catégoriquement les déclarations du capitaine Roger Gabriel, présenté comme officier en service à la base 101 de Niamey.
La CASAC affirme condamner « vigoureusement » ce qu’elle considère comme une série d’allégations mensongères visant le Tchad. Pour cette organisation de la société civile, les accusations formulées par l’officier nigérien ne reposeraient sur aucun élément suffisamment crédible permettant d’établir une quelconque implication tchadienne dans les événements évoqués.
Dans son communiqué, la coalition estime que le contenu présenté par le capitaine Roger Gabriel relève davantage d’une construction destinée à accréditer une thèse que d’un véritable faisceau de preuves. Elle qualifie notamment le procédé de « montage grossier » et affirme qu’il ne saurait constituer, en l’état, une preuve crédible.
Pour la CASAC, le Tchad n’aurait « aucun intérêt » à intervenir dans les affaires intérieures du Niger, pays avec lequel il entretient des relations historiques et fraternelles. L’organisation rejette ainsi toute tentative visant à présenter N’Djaména comme un acteur clandestin des tensions politiques ou militaires qui traversent le Niger.
Cette prise de position intervient alors que les accusations publiques d’un officier nigérien sont susceptibles d’alimenter les tensions entre deux pays voisins déjà confrontés à un environnement sécuritaire et politique particulièrement sensible.
Au-delà de la réfutation des accusations, la CASAC place son intervention sur le terrain de la préservation des relations entre les peuples tchadien et nigérien.
L’organisation rappelle que les deux populations sont liées par des rapports historiques, sociaux et culturels qui dépassent les contingences politiques. Elle met ainsi en garde contre toute entreprise susceptible de transformer une crise politique interne en confrontation entre États voisins.
« Aucune machination ne parviendra à les diviser », soutient la coalition, en référence aux liens fraternels qui unissent, selon elle, les peuples tchadien et nigérien.
La CASAC profite également de son communiqué pour renouveler son soutien au Président de la République du Tchad et à son gouvernement. Elle estime que les autorités tchadiennes poursuivent leurs efforts en faveur de la paix et de la stabilité dans l’espace régional.
Cette déclaration constitue également un message politique clair : face à ce que la coalition décrit comme un climat d’hostilité et la diffusion de « contre-vérités », la société civile entend défendre la position officielle de N’Djaména et contester publiquement toute accusation qu’elle juge infondée.
Reste désormais la question de savoir si les accusations du capitaine Roger Gabriel donneront lieu à des éléments vérifiables et indépendamment établis. Car au-delà de la bataille des déclarations, c’est la crédibilité des preuves qui sera déterminante pour départager les différentes versions et éviter que la suspicion ne se transforme en crise diplomatique entre le Niger et le Tchad.
Pour la CASAC, une certitude demeure : les différends politiques ne doivent pas compromettre les liens entre deux peuples voisins dont les relations dépassent largement les rivalités du moment.
MBAÏLEDE Trésor



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