Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux persistants, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, lundi 12 janvier 2026, à un important remaniement ministériel. L’annonce a été faite à travers les décrets n°2026-0006 et n°2026-0007, signés à Ouagadougou, en application de la Constitution et de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022, modifiée le 25 mai 2024.
Ce réaménagement, proposé par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’efficacité de l’exécutif et d’adaptation aux priorités du moment.
La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais 22 membres, dont trois ministres d’État, signe d’une volonté d’affermir la chaîne de commandement.
Parmi ces figures clés :
- Général de division Célestin Simporé, nommé ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, devient le pilier de l’architecture sécuritaire nationale.
- Commandant Ismaël Sombié, propulsé ministre d’État chargé de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, incarne la stratégie gouvernementale pour la souveraineté alimentaire.
- Émile Zerbo, désormais ministre d’État de l’Administration territoriale et de la Mobilité, pilotera l’organisation administrative et la cohésion nationale à un moment crucial.
Le gouvernement accueille également de nouveaux visages, parmi lesquels Mikaïlou Sidibé, à la tête du tout nouveau ministère de la Construction de la Patrie, un portefeuille inédit qui reflète l’ambition de renforcer l’unité et la résilience nationales.
Le remaniement ouvre aussi la porte à plusieurs personnalités stratégiques :
- Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, nouvelle ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, en remplacement d’Anûuyirtole Roland Somda.
- Amadou Dicko, ministre délégué chargé des Ressources animales.
- Fatoumata Bako/Traoré, ministre déléguée chargée du Budget.
- Bebgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères.
Ces nominations visent à dynamiser des secteurs jugés essentiels, notamment la jeunesse, les finances publiques et la diplomatie.
Malgré les changements, l’exécutif maintient la stabilité dans plusieurs ministères fondamentaux :
- Aboubakar Nacanabo reste à l’Économie et aux Finances.
- Mahamadou Sana, commissaire divisionnaire de police, est reconduit à la Sécurité.
- Karamoko Jean-Marie Traoré conserve les Affaires étrangères.
- Pingdwendé Gilbert Ouédraogo poursuit à la Communication, à la Culture, aux Arts et au Tourisme, en plus de son rôle de porte-parole du gouvernement.
- Les ministères sociaux demeurent inchangés, avec Robert Lucien Jean-Claude Kargougou à la Santé et Jacques Sosthène Dingara à l’Enseignement de base.
Cette stabilité ciblée illustre la volonté de préserver la continuité des politiques en cours dans des secteurs jugés sensibles.
En parallèle, le décret n°2026-0007 nomme Ousmane Ouattara au poste de Ministre, Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres. Chargé d’assurer la fluidité du travail interministériel, il devient un rouage essentiel dans la mise en musique des orientations présidentielles.
Par ce remaniement, les autorités de la Transition cherchent à consolider la gouvernance, réajuster les priorités et accroître la cohérence de l’action publique, dans un Burkina Faso confronté à des enjeux majeurs : lutte contre le terrorisme, redressement économique, stabilité sociale et restauration de l’intégrité territoriale.
La recomposition de l’équipe gouvernementale marque ainsi une nouvelle étape dans la marche du pays vers davantage d’efficacité et de résilience.
La Rédaction



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