CEMAC–France : un nouvel élan stratégique pour sécuriser l’avenir monétaire et financier de l’Afrique centrale
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CEMAC–France : un nouvel élan stratégique pour sécuriser l’avenir monétaire et financier de l’Afrique centrale

Au lendemain d’une rencontre stratégique tenue dans la capitale française, le partenariat entre la CEMAC et la France semble engagé sur une trajectoire renouvelée. Le 17 mars, les ministres en charge des Finances et de l’Économie des États d’Afrique centrale ont échangé avec leurs homologues français autour des défis monétaires, financiers et économiques qui façonneront l’avenir de la sous-région. La participation du ministre d’État Tahir Hamid Nguilin, chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, a donné à ces discussions un poids politique notable, à la hauteur des enjeux soulevés.

Au centre des débats, un triptyque s’est imposé comme la clé de voûte des ambitions partagées : la poursuite des réformes économiques, le maintien de la stabilité macroéconomique et la mobilisation accrue des financements publics et privés. Dans un contexte mondial encore marqué par de fortes incertitudes, les États de la communauté entendent non seulement consolider les acquis des dernières années, mais aussi accélérer la transformation structurelle de leurs économies.

Les autorités françaises ont réaffirmé leur engagement à accompagner cet élan, notamment par des mécanismes de soutien budgétaire renforcés, une coopération institutionnelle élargie et un appui accru aux projets structurants capables d’entraîner l’ensemble de la sous-région.

Parmi les axes majeurs abordés, l’amélioration du climat des affaires s’impose comme une nécessité absolue. Les ministres ont souligné que l’attraction des capitaux privés indispensable à la diversification économique et à l’industrialisation repose sur la capacité des États à offrir un environnement juridiquement sécurisé, administrativement modernisé et économiquement compétitif.

La modernisation du secteur bancaire, autre maillon essentiel, a également occupé une place centrale. Encore vulnérable aux chocs extérieurs et insuffisamment inclusif, le système financier régional devra être consolidé pour mieux soutenir les PME, financer l’innovation et favoriser l’accès aux services financiers pour l’ensemble des populations.

La question de l’intégration régionale, régulièrement évoquée mais encore trop peu concrétisée, a été traitée avec vigueur. Une CEMAC plus intégrée, capable de fluidifier ses échanges internes, d’harmoniser ses réglementations et de stimuler le commerce intra-communautaire, constituerait un marché élargi et plus résilient face aux aléas internationaux. Les partenaires français y voient un levier majeur pour catalyser la croissance et renforcer la compétitivité de la sous-région.

Au terme de cette rencontre, un message fort se dégage : celui d’un partenariat revivifié, guidé par une vision commune et adapté aux enjeux contemporains. Stabilité monétaire, réformes structurelles ambitieuses, diversification économique, financements cohérents et soutenables : la feuille de route esquissée ambitionne de bâtir une croissance durable, inclusive et transformatrice.

Dans un monde en recomposition, ce signal politique envoie un message de détermination. La CEMAC et la France réaffirment leur volonté de construire un cadre de coopération plus solide, plus innovant et ouvert sur l’avenir, au service d’une Afrique centrale plus stable et plus prospère.

La Rédaction

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