La relance de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) s’impose désormais comme une priorité partagée par ses États membres. Réunis à l’occasion de la 22ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif, les ministres des Affaires étrangères ont affiché une volonté commune de sortir l’organisation de sa léthargie et de lui redonner toute sa capacité d’action.
Au terme des échanges, les chefs de la diplomatie ont dégagé plusieurs orientations destinées à remettre l’institution sur les rails. Les discussions, placées sous la conduite du ministre tchadien des Affaires étrangères, ont notamment permis de rapprocher les positions autour des réformes nécessaires à la redynamisation de cette organisation panafricaine.
Parmi les principales résolutions figure le transfert du siège de la CEN-SAD à Tripoli, en Libye, ainsi que la désignation d’un secrétaire exécutif intérimaire chargé d’assurer la continuité administrative et institutionnelle durant la période transitoire. Deux mesures stratégiques qui devraient contribuer à rétablir le fonctionnement régulier de l’organisation et à préparer les conditions de son redéploiement.
Toutefois, ces orientations devront franchir une étape décisive : leur validation par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, annoncée entre fin mars et début avril 2027. Ce rendez-vous de haut niveau est appelé à donner une traduction politique aux engagements pris par les ministres et à fixer les prochaines étapes de la renaissance de la CEN-SAD.
À la clôture des travaux, les ministres des Affaires étrangères du Tchad et de la Libye ont fait face à la presse lors d’une conférence conjointe. L’occasion pour les deux responsables de revenir sur les avancées enregistrées, les décisions retenues et les perspectives ouvertes par cette session.
Au-delà des résolutions adoptées, cette rencontre traduit une ambition collective : redonner à la CEN-SAD sa place dans la coopération régionale et faire de cette institution un véritable instrument de concertation, de solidarité et d’intégration entre les pays sahélo-sahariens. Le sommet de 2027 constituera ainsi un test majeur pour transformer cette volonté politique en relance effective.
MBAÏLEDE Trésor



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