COMIFAC : Le Tchad s’impose dans la gouvernance forestière régionale avec la nomination de François Dayang
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COMIFAC : Le Tchad s’impose dans la gouvernance forestière régionale avec la nomination de François Dayang

La diplomatie environnementale tchadienne franchit un nouveau cap. À l’issue de la 12ᵉ session du Conseil des ministres de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), François Dayang a été désigné Directeur administratif et financier de l’institution. Une responsabilité stratégique qui place le Tchad au cœur des enjeux de gouvernance et de redressement financier de cet organisme régional.

Le Tchad renforce sa présence dans les instances décisionnelles d’Afrique centrale. À la faveur du renouvellement de l’équipe dirigeante de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), le pays vient de décrocher un poste de premier plan avec la nomination de François Dayang au poste de Directeur administratif et financier. Cette désignation constitue une avancée significative pour la représentation tchadienne dans les mécanismes régionaux de coopération environnementale.

Ce changement intervient dans le cadre de la 12ᵉ session du Conseil des ministres de la COMIFAC, consacrée notamment au renouvellement de ses instances statutaires. À cette occasion, la présidence en exercice de l’organisation a été confiée à Jules Doret Ndogo, ministre des Forêts et de la Faune du Cameroun. Le Secrétariat exécutif revient également au Cameroun, avec l’appui de la République centrafricaine. Le Tchad, pour sa part, occupera la Direction administrative et financière à travers François Dayang.

Au-delà de la portée institutionnelle de cette nomination, le portefeuille confié au représentant tchadien revêt une importance particulière. Dans un contexte marqué par la nécessité de consolider les ressources, d’améliorer la transparence et de renforcer les mécanismes de gestion, la Direction administrative et financière apparaît comme un levier essentiel pour accompagner le redressement et la performance de l’organisation. Le Tchad se retrouve ainsi associé à un chantier déterminant pour l’avenir de la coopération forestière régionale.

Les travaux ministériels ont également été marqués par l’examen de plusieurs dossiers majeurs relatifs à la gouvernance environnementale et à la préservation du patrimoine naturel du Bassin du Congo.

Conduite par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Koularambaye Koundja Julien, la délégation tchadienne a pris une part active aux échanges. Plusieurs sujets stratégiques ont été abordés, notamment les rapports d’activités 2024-2025, l’état des finances de l’institution, les mesures envisagées pour son redressement ainsi que les rapports d’audit couvrant la période 2020-2023.

Les participants se sont également penchés sur le Plan de convergence 2026-2035 (PC3), le guide méthodologique relatif à la planification intégrée des terres et du capital naturel, l’Appel de Belém ainsi que trois études inscrites dans le cadre du Programme d’impact pour le Bassin du Congo.

Autant de dossiers qui témoignent de l’ampleur des défis auxquels fait face l’Afrique centrale, confrontée aux pressions sur les écosystèmes forestiers, à l’érosion de la biodiversité et aux conséquences grandissantes du changement climatique.

À travers cette participation et cette nomination, le Tchad confirme sa volonté de peser davantage dans les décisions régionales relatives à la protection de l’environnement et à la gouvernance des ressources naturelles. Cette présence au sein de la COMIFAC constitue également une opportunité de renforcer la coopération avec les autres pays membres et de défendre les intérêts nationaux dans les grandes discussions environnementales internationales.

À l’heure où les forêts du bassin du Congo occupent une place centrale dans les négociations mondiales sur le climat et la biodiversité, la COMIFAC entend consolider son statut d’acteur incontournable sur la scène internationale.

Pour le Tchad, la nomination de François Dayang dépasse donc le simple renouvellement d’un poste administratif. Elle représente une responsabilité institutionnelle, un signal de confiance et une occasion de contribuer directement à la consolidation d’une organisation dont les décisions engagent une partie essentielle de l’avenir écologique du continent africain.

MBAÏLEDE Trésor

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