Critiques et clarifications autour de la construction de la digue de Walia: Mahamat Assileck Halata situe l’opinion
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Critiques et clarifications autour de la construction de la digue de Walia: Mahamat Assileck Halata situe l’opinion

La construction d’une digue de 27 kilomètres à Walia dans le 9ème arrondissement de la ville de N’Djaména suscite des débats et des préoccupations parmi les citoyens tchadiens, notamment en raison des critiques récentes et des explications fournies par le ministre en charge du projet.

La construction de la digue vise à protéger les populations locales contre les inondations récurrentes, un défi majeur dans la région. Cependant, des vidéos et des photos récentes de cette digue partagées par des internautes sur la toile bleue ont soulevé des préoccupations quant à la qualité, à la durée de vie et à l’avancement des travaux.

Le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata a récemment répondu aux critiques lors de l’émission webtélé ‘’Focus’’ de nos confrères de tchadinfos.com tv. Lors de cette émission, Mahamat Assileck Halata a souligné que les portions filmées ne représentent pas l’état complet de la digue et qu’il reste des sections où, les travaux ne sont pas terminés, principalement en raison de retards de paiement à l’entreprise contractante.

Le ministre a admis que l’arrêt temporaire des travaux était dû au non-paiement de l’entreprise. Il a fait référence à des contraintes financières gouvernementales en comparant la situation à une « belle femme ne pouvant donner que ce qu’elle a », indiquant ainsi les défis financiers rencontrés par l’État.

Malgré les explications du ministre, de nombreux Tchadiens continuent de considérer les coûts du projet comme exorbitants.  Une autre controverse concerne la durée de vie de la digue. Alors que le ministre a affirmé une durée de vie de 10 ans pour la digue, l’entreprise contractante a promis 5 années supplémentaires, portant la garantie totale à 15 ans. Il a également clarifié que le financement provenait des fonds propres de l’État, et non de la Banque Mondiale comme cela avait été mal rapporté.

La poursuite des travaux et une communication accrue avec le public pourraient être essentielles pour restaurer la confiance et garantir le succès à long terme de cette infrastructure cruciale.

Klaranouba Mastabaye Ketura

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