En visite officielle à Rabat, le Ministre d’État chargé des Affaires étrangères et des Tchadiens de l’étranger a tenu une rencontre très attendue avec les étudiants tchadiens établis au Maroc. Un moment rare, marqué par une atmosphère chaleureuse mais aussi par des échanges directs, sans détour, sur les réalités que vivent ces jeunes en quête d’avenir.
Dès les premières minutes, le ton est donné : écoute active, transparence et volonté de comprendre. Face au représentant du gouvernement, les étudiants ont saisi l’occasion pour mettre en lumière les défis qui fragilisent leur parcours académique. Au cœur des préoccupations : la question sensible des bourses d’études.
Selon eux, malgré les 250 bourses théoriquement allouées dans le cadre de la coopération maroco-tchadienne, seuls une cinquantaine d’étudiants parviendraient réellement à en bénéficier. Une situation qui, pour beaucoup, rime avec précarité, stress et incertitudes.
Les étudiants ont également plaidé pour un élargissement des partenariats avec les grandes écoles marocaines, notamment dans les filières scientifiques et technologiques, afin d’améliorer leur accès à des formations d’excellence, souvent cruciales pour leur insertion professionnelle.
Face à ces revendications, le Ministre d’État a adopté un ton conciliant mais ferme, invitant les jeunes à ne pas céder au découragement. Il a rappelé que l’excellence ne se décrète pas, qu’elle se construit. Selon lui, la compétition internationale exige désormais bien plus que l’obtention d’un simple diplôme : elle impose une maîtrise solide des compétences, une discipline constante et une capacité d’adaptation.
Il a encouragé chacun à transformer les difficultés en moteurs d’ambition, soulignant que la diaspora étudiante représente un vivier stratégique pour le pays. « Le Tchad compte sur vous », a-t-il martelé, appelant à un engagement individuel et collectif pour honorer ce rôle.
La rencontre s’est achevée sur une note d’espoir : celle d’un dialogue renoué, d’un intérêt réaffirmé pour les conditions de vie des étudiants à l’étranger et de la promesse d’un suivi plus attentif de leurs préoccupations. Reste désormais à voir si les pistes évoquées déboucheront sur des actions concrètes capables de transformer durablement le quotidien de ces jeunes qui rêvent, plus que jamais, de contribuer au développement de leur pays.
La Rédaction



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