Après le décès du député Hassan Moussa Yakhoub, le président de l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE), Ahmed Bartchiret, annonce le lancement des préparatifs d’une élection législative partielle dans le département d’Assoungah, province du Ouaddaï. Les candidatures seront réceptionnées à partir du 31 octobre pour une durée de cinq jours.
Une nouvelle échéance électorale se profile dans le paysage politique tchadien. Le décès de Hassan Moussa Yakhoub, député élu sous la bannière du parti RNDT-Le Réveil dans le département d’Assoungah, entraîne la vacance de son siège à l’Assemblée nationale et ouvre la voie à une consultation législative partielle. Face à cette situation, l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE) passe à l’action et engage les préparatifs devant conduire au renouvellement du mandat parlementaire.
Lors d’un point de presse tenu ce samedi 31 octobre 2026, le président de l’institution, Ahmed Bartchiret, a officiellement annoncé les grandes lignes du dispositif électoral. Avant de présenter le calendrier, il a tenu à rendre hommage au député disparu, exprimant ses condoléances à sa famille, à ses compagnons politiques ainsi qu’aux populations d’Assoungah, désormais privées de leur représentant à la chambre législative.
Loin de s’inscrire dans une simple formalité administrative, cette élection partielle constitue une étape importante pour assurer la continuité de la représentation démocratique dans cette circonscription du Ouaddaï. En application des dispositions du Code électoral, l’ANGE a élaboré un chronogramme définissant les différentes opérations nécessaires à la tenue du scrutin.
Premier rendez-vous pour les formations politiques : le dépôt des dossiers de candidature, ouvert dès le 31 octobre 2026 et prévu pour cinq jours. Les partis politiques et regroupements remplissant les conditions légales sont ainsi appelés à faire preuve de diligence afin de respecter les délais prescrits.
Le rendez-vous avec les urnes est, quant à lui, fixé au dimanche 13 décembre 2026. La campagne électorale s’ouvrira 21 jours avant le scrutin et s’achèvera 24 heures avant le début du vote, conformément aux articles 132 et 183 du Code électoral.
Conscient du caractère relativement resserré du calendrier, Ahmed Bartchiret reconnaît que les délais peuvent paraître contraignants. Toutefois, il rappelle que l’ANGE est tenue de se conformer aux exigences légales, sans possibilité de s’en écarter. Il invite, à cet effet, les acteurs politiques à prendre connaissance du chronogramme publié et à organiser leur participation dans le strict respect des textes en vigueur.
Au-delà de la programmation technique, le président de l’ANGE entend placer cette consultation sous le signe de la crédibilité électorale. Il assure que des dispositions seront prises pour garantir la régularité des opérations, la transparence du vote et l’égalité de traitement entre les différents candidats.
Son message s’adresse également aux partis politiques, aux candidats et à leurs militants, appelés à privilégier une confrontation démocratique, sans violence ni débordement. Aux électeurs d’Assoungah, il lance un appel à une participation massive, dans la discipline et la sérénité.
Les professionnels des médias ne sont pas en marge de cette responsabilité collective. Ahmed Bartchiret les exhorte à accompagner le processus avec impartialité, rigueur et professionnalisme, en veillant au respect des principes éthiques et déontologiques de la profession.
Cette élection partielle ne se limite pas au remplacement d’un député disparu. Elle représente aussi une occasion de préserver la continuité de la représentation parlementaire et de consolider la participation citoyenne à la vie démocratique.
En annonçant officiellement le calendrier, l’ANGE affiche sa volonté de conduire le processus dans les délais impartis et conformément aux dispositions républicaines. Le défi sera désormais de mobiliser les acteurs, de garantir une compétition apaisée et de permettre aux électeurs de choisir librement leur prochain représentant.
À Assoungah, le compte à rebours électoral est donc lancé. Le 13 décembre prochain, les urnes devront désigner celui ou celle qui portera la voix de cette circonscription à l’Assemblée nationale.
MBAÏLEDE Trésor



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