Dans l’Ennedi-Est, la réalité du terrain impose ses priorités : l’eau, les pâturages et les moyens de subsistance. C’est pour mesurer l’ampleur de ces difficultés et mieux orienter les réponses que la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, a conduit une mission de terrain dans la province, aux côtés des représentants des bailleurs de fonds et des organisations internationales.
Accompagnée des autorités administratives et traditionnelles, la délégation s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer concrètement l’impact des conditions climatiques et les besoins des populations. Une démarche destinée à rapprocher les partenaires des réalités quotidiennes des communautés et à identifier les interventions prioritaires.
La mission a notamment inspecté plusieurs ouvrages réalisés grâce au soutien de la Banque mondiale et d’autres partenaires dans le cadre de différents programmes, dont le PRAPS et ResiTchad.
Parmi les infrastructures visitées figurent un magasin ainsi qu’une aire d’abattage construite par l’OIM au bénéfice des communautés hôtes. Ces équipements illustrent les efforts engagés pour renforcer les moyens de subsistance et améliorer les conditions de vie dans une zone confrontée à de fortes contraintes environnementales et humanitaires.
La délégation a ensuite poursuivi sa mission à plus de 30 kilomètres d’Amdjarass. Sur place, elle a pu constater directement le tarissement de plusieurs points d’abreuvement destinés au bétail ainsi que la situation des châteaux d’eau.
Au fil des échanges avec les populations, une préoccupation revient avec insistance : l’accès à l’eau.
La faiblesse des précipitations a considérablement réduit la disponibilité des ressources hydriques et des pâturages, compliquant davantage les activités pastorales et fragilisant les conditions de vie des communautés.
Face à cette situation, les bénéficiaires ont exposé leurs principales difficultés à la délégation. Au-delà de l’eau, ils ont évoqué la dégradation des pâturages et les conséquences économiques et sociales liées au déficit pluviométrique.
Lors de la séance de débriefing, les chefs traditionnels ont à leur tour porté la voix des communautés. Leurs doléances portent notamment sur le renforcement des infrastructures hydrauliques, l’accès aux pâturages, le soutien aux activités génératrices de revenus et l’assistance aux populations hôtes confrontées à une pression croissante sur les ressources disponibles.
Cette dernière dimension prend une importance particulière dans un contexte marqué par l’afflux de réfugiés. Les communautés qui accueillent ces populations doivent elles aussi faire face à des besoins supplémentaires, alors que les ressources naturelles demeurent limitées.
Pour les partenaires présents, cette mission constitue une occasion de confronter les programmes aux réalités vécues par les populations. Le constat effectué sur le terrain met en évidence plusieurs priorités : renforcer les infrastructures d’accès à l’eau, préserver les moyens de subsistance, soutenir les activités économiques locales et accroître l’assistance aux personnes les plus vulnérables.
La visite de la ministre Zara Mahamat Issa et de ses partenaires aura ainsi permis de faire remonter directement les préoccupations des communautés de l’Ennedi-Est. Dans cette province où la faiblesse de la pluviométrie accentue les difficultés et où l’accueil de réfugiés exerce une pression supplémentaire sur les ressources, les populations attendent désormais que les constats dressés sur le terrain se traduisent par des réponses adaptées et durables.
MBAÏLEDE Trésor



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