En déplacement à Benghazi, le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, Dr Sitack Yombatina, entend donner un nouvel élan aux partenariats académiques avec la Libye. Au cœur de cette mission : l’amélioration des conditions d’études des étudiants tchadiens, l’élargissement des possibilités de bourses et le développement de formations adaptées aux mutations scientifiques et technologiques.
La diplomatie universitaire tchadienne cherche de nouveaux horizons. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatina, a posé ses valises cet après-midi à Benghazi, en Libye, à la tête d’une importante délégation, pour une mission consacrée au renforcement des relations académiques entre les deux pays.
Au-delà des échanges institutionnels, cette démarche traduit une ambition : faire de la coopération universitaire un véritable levier de formation des compétences et d’ouverture de nouvelles perspectives pour la jeunesse tchadienne. Les discussions prévues avec les responsables universitaires et les autorités institutionnelles libyennes devraient notamment porter sur les conditions d’accueil, le parcours académique et l’intégration des étudiants tchadiens inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur libyens.
L’accès aux bourses d’études et la diversification des filières de formation figurent également parmi les priorités de cette visite. Dans un contexte où les besoins en compétences évoluent rapidement, le Tchad entend élargir les possibilités de spécialisation de ses étudiants et mieux orienter les partenariats vers les secteurs porteurs.
L’un des enjeux majeurs de cette mission réside dans l’adaptation des accords de coopération existants aux nouvelles exigences du monde académique et professionnel. Le numérique, l’intelligence artificielle et les technologies émergentes devraient ainsi occuper une place importante dans les réflexions, avec la volonté de promouvoir des parcours de formation capables de répondre aux besoins futurs du marché de l’emploi.
La coopération envisagée ne se limite toutefois pas aux amphithéâtres universitaires. Les deux parties entendent également examiner des possibilités de collaboration scientifique dans des domaines stratégiques, notamment la recherche agronomique, la protection de l’environnement et la gestion des espaces désertiques. Sur ces questions, l’expérience libyenne pourrait constituer une source d’apprentissage et de partage de connaissances pour le Tchad, confronté lui aussi aux défis de la désertification et de la préservation des ressources naturelles.
À travers cette initiative, le département de l’Enseignement supérieur ambitionne de dépasser le cadre des accords formels pour construire des partenariats davantage orientés vers les résultats, la mobilité académique et le transfert de compétences.
Pour le Tchad, l’enjeu est considérable : multiplier les passerelles entre les universités, faciliter l’accès des étudiants à des formations de qualité et renforcer les capacités nationales en matière de recherche et d’innovation.
La mission de Benghazi pourrait ainsi ouvrir une nouvelle séquence dans les relations universitaires tchado-libyennes. Une dynamique dont la réussite se mesurera surtout à sa capacité à transformer les engagements institutionnels en opportunités concrètes pour les étudiants, les chercheurs et l’ensemble du système national d’enseignement supérieur.
MBAÏLEDE Trésor



Laisser un commentaire