Le Tchad s’apprête à devenir, en septembre prochain, un point de convergence du football de jeunes en Afrique centrale. Porté par l’UNIFFAC, le tournoi international « Unis par le football, engagés pour l’eau » réunira à N’Djamena neuf pays autour d’une compétition U15 où la formation, la détection et la sensibilisation occuperont une place centrale.
Le football tchadien veut franchir un nouveau cap. À quelques semaines du rendez-vous international prévu du 9 au 20 septembre 2026, les préparatifs s’intensifient pour faire de N’Djamena la capitale régionale du football des jeunes.
C’est dans cette perspective que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Nair Abakar, a échangé mercredi 12 août avec une délégation conduite par le président de la Fédération tchadienne de football association (FTFA), Tahir Hassan Oloy. Au cœur des discussions : les dispositions nécessaires à la bonne organisation de cette compétition internationale initiée par l’UNIFFAC.
Bien plus qu’un simple tournoi, cette compétition entend placer la jeunesse au centre du développement sportif. Les rencontres de la catégorie U15 doivent notamment servir de cadre à l’identification de jeunes talents appelés, à terme, à alimenter les sélections nationales et les clubs.
Pour le Tchad, l’enjeu est donc double : réussir l’accueil d’une compétition internationale et profiter de cette exposition pour renforcer la dynamique du football à la base.
Neuf nations sont annoncées autour de cette initiative, avec notamment des pays du bassin du lac Tchad, auxquels s’ajouteront le Maroc, la Libye, le Burkina Faso et la République démocratique du Congo. Une diversité qui devrait offrir aux jeunes joueurs tchadiens une occasion rare de se mesurer à des adversaires venus de différents horizons footballistiques.
La particularité du tournoi réside également dans son identité. Derrière le ballon rond se dessine une ambition plus large : utiliser la popularité du football pour sensibiliser les jeunes aux problématiques liées à l’accès à l’eau.
Sur les terrains comme en dehors, la compétition veut ainsi associer performance sportive et engagement citoyen. Une approche qui donne au tournoi une dimension éducative et sociale, en faisant des jeunes participants non seulement des footballeurs en devenir, mais aussi des relais d’un message lié à un enjeu essentiel du développement.
Pour les autorités tchadiennes, la réussite de l’événement dépendra également de la capacité à offrir aux délégations des conditions d’accueil à la hauteur d’une compétition internationale. Infrastructures sportives, sécurité, logistique et encadrement figurent ainsi parmi les principaux défis à relever.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports a affiché sa disponibilité à accompagner la FTFA dans la préparation de ce rendez-vous. L’objectif est clair : permettre aux délégations et aux jeunes joueurs de vivre une compétition dans les meilleures conditions.
Au-delà des résultats qui seront enregistrés sur les pelouses, N’Djamena jouera donc une autre partie : celle de la crédibilité organisationnelle.
Pour le football tchadien, ce tournoi représente une opportunité de montrer ses infrastructures, de renforcer son expérience dans l’organisation de compétitions internationales et surtout de mettre en lumière sa jeune génération.
À travers cette initiative, le football cesse momentanément d’être uniquement une affaire de scores et de classements. Il devient un espace de rencontre entre les jeunesses africaines, un terrain de détection des talents et un vecteur de sensibilisation.
En septembre, les projecteurs seront donc braqués sur N’Djamena. Et derrière chaque match, chaque but et chaque performance se jouera une ambition plus grande : faire du football des jeunes un véritable tremplin pour les talents tchadiens et un instrument de cohésion, d’éducation et de développement.
MBAÏLEDE Trésor



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