Guinée : la Cour suprême valide le « Oui » à 89 % après le référendum constitutionnel
Actualités Actualités politiques Afrique Politique

Guinée : la Cour suprême valide le « Oui » à 89 % après le référendum constitutionnel

La Cour suprême de Guinée a confirmé, vendredi soir, la victoire écrasante du « Oui » au référendum constitutionnel du 21 septembre, avec 89,38 % des suffrages exprimés. Ces résultats définitifs, proclamés par la plus haute juridiction du pays, ouvrent la voie à l’adoption d’une nouvelle Constitution, présentée comme le point de sortie de la transition militaire entamée il y a quatre ans.

Le scrutin, organisé sous la houlette de la junte dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya, visait officiellement à rétablir l’ordre constitutionnel et amorcer un retour à un régime civil. L’adoption de la nouvelle Loi fondamentale devrait fixer les règles encadrant les prochaines élections et la réorganisation des institutions.

Si les autorités ont salué un « moment historique » pour la Guinée, le scrutin a été marqué par une forte contestation politique. La majorité des partis d’opposition avait appelé au boycott, accusant le chef de la junte de chercher à prolonger son emprise sur le pouvoir sous couvert de réformes institutionnelles.

Des organisations de la société civile et certains observateurs indépendants ont également exprimé des doutes sur la transparence du vote. Selon eux, le taux de participation officiellement élevé contraste avec le faible engouement observé dans certaines zones du pays.

L’adoption de cette nouvelle Constitution intervient alors que la Guinée traverse une période de fragilité politique et économique. La communauté internationale, notamment la CEDEAO et l’Union africaine, avait fait pression sur Conakry pour accélérer la transition vers un régime civil.

La Rédaction

Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore annoncé de calendrier précis pour les prochaines élections générales. Toutefois, l’approbation du texte constitutionnel est perçue comme une étape déterminante, même si elle ne dissipe pas les interrogations sur les ambitions personnelles du colonel Doumbouya.

« La Guinée entre dans une nouvelle phase de son histoire politique. Mais les doutes demeurent quant à la sincérité du processus et à la volonté réelle de la junte de céder le pouvoir », estime un analyste politique basé à Conakry.

    Laisser un commentaire

    • Rating