À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée ce 28 mai, l’Ambassadeur Amina Priscille Longoh a livré un message puissant et engagé sur son compte X. Une prise de parole qui résonne particulièrement dans un contexte où la précarité menstruelle continue de toucher des millions de jeunes filles à travers le monde, et plus encore dans les milieux défavorisés.
Dans son intervention, la diplomate a rappelé avec force les réalités silencieuses que subissent de nombreuses adolescentes : manque d’accès aux serviettes hygiéniques, infrastructures sanitaires insuffisantes, tabous persistants autour des menstruations. « Mes pensées vont particulièrement aux jeunes filles issues des milieux défavorisés dont la précarité menstruelle demeure une réalité », a-t-elle déclaré, pointant un enjeu souvent relégué au second plan des politiques publiques.
Au-delà du constat, Amina Priscille Longoh a réaffirmé son plaidoyer pour des mesures concrètes et ambitieuses. Elle appelle notamment à la suppression de la TVA sur les produits menstruels, une taxe qui pèse lourdement sur les budgets des familles et rend ces produits essentiels difficilement accessibles. Un geste politique qui, selon elle, constituerait un pas décisif pour réduire les inégalités.
L’Ambassadeur insiste également sur la nécessité de développer des infrastructures d’hygiène en milieu scolaire afin de garantir aux jeunes filles un environnement sûr et digne durant leurs règles. Enfin, elle plaide pour un renforcement de l’éducation et de l’information, indispensables pour briser les stéréotypes, libérer la parole et promouvoir une meilleure compréhension de la santé menstruelle.
Cette prise de position s’inscrit dans un mouvement mondial visant à reconnaître les menstruations comme un enjeu de santé publique et de droits humains. Dans de nombreux pays, les voix s’élèvent pour rappeler qu’il n’y a pas d’égalité possible tant que les femmes et les jeunes filles doivent faire face à des obstacles économiques, sociaux et culturels liés à un phénomène biologique naturel.
En relayant ce message, Amina Priscille Longoh rejoint celles et ceux qui militent pour une société où aucun cycle menstruel ne rime avec discrimination ou privation. Un appel clair, déterminé, qui invite les décideurs à transformer les paroles en actions.
MBAÏLEDE Trésor



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