La nouvelle incursion aérienne liée au conflit armé qui oppose les belligérants soudanais sur le territoire tchadien suscite une vive réaction au sein de la société civile. Dans un communiqué de presse rendu public le 23 août 2026, la Coalition des Associations de la Société civile pour les Actions citoyennes (CASAC) condamne fermement cette violation de l’espace territorial du Tchad et appelle à une mobilisation nationale autour des forces de défense et de sécurité.
Pour la CASAC, le territoire tchadien ne doit en aucun cas devenir une extension du conflit qui déchire le Soudan voisin. L’organisation de la société civile dénonce ainsi toute action des parties en conflit susceptible de porter atteinte à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité du Tchad.
Face à la multiplication des tensions aux abords de la frontière, la CASAC adresse un message sans ambiguïté aux belligérants soudanais : les affrontements qui les opposent ne sauraient être exportés sur le territoire tchadien.
La coalition rappelle que le Tchad, déjà confronté aux conséquences humanitaires et sécuritaires de la crise soudanaise, entend préserver son territoire de toute instrumentalisation militaire. Pour elle, la souveraineté nationale constitue une ligne rouge qui doit être respectée par toutes les parties.
Cette prise de position intervient alors que la proximité du conflit soudanais continue de faire peser des risques sur la stabilité des zones frontalières tchadiennes. Au-delà des considérations militaires, toute incursion représente, selon la CASAC, une menace susceptible d’exacerber les tensions et de fragiliser davantage la sécurité des populations.
Dans son communiqué, la CASAC appelle également à « l’union sacrée » autour des forces de défense et de sécurité. Une manière pour l’organisation de société civile de placer la cohésion nationale au cœur de la réponse face aux menaces extérieures.
La coalition réaffirme par ailleurs son soutien au gouvernement tchadien dans ses efforts visant à préserver la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Elle estime que la défense de l’intégrité territoriale exige une mobilisation collective, au-delà des clivages et des sensibilités.
À travers cette déclaration, la CASAC entend donc rappeler que la crise soudanaise ne doit pas entraîner le Tchad dans une spirale de confrontation. La priorité demeure la protection des populations, la sauvegarde de la souveraineté nationale et la préservation de la paix.
La CASAC, par la voix de son président, le Dr Mahmoud Ali Seid, exhorte ainsi les acteurs soudanais à respecter les frontières du Tchad et réaffirme sa détermination à soutenir toute démarche visant à préserver la stabilité et la sécurité nationales.
MBAÏLEDE Trésor



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