Journée mondiale de la biodiversité : le Tchad mobilise la science et les acteurs locaux pour sauver un patrimoine naturel sous pression
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Journée mondiale de la biodiversité : le Tchad mobilise la science et les acteurs locaux pour sauver un patrimoine naturel sous pression

Dans un contexte mondial marqué par l’accélération de la dégradation des écosystèmes, le Tchad a célébré la Journée mondiale de la biodiversité sous le signe de la réflexion scientifique et de l’action collective. À cette occasion, le ministère de l’Environnement a réuni, lors d’un panel scientifique tenu au Cefod, un large éventail d’acteurs engagés dans la préservation des ressources naturelles et la lutte contre l’érosion de la biodiversité.

Chercheurs, représentants des collectivités locales, membres des communautés rurales, acteurs du secteur privé, ainsi que jeunes et femmes leaders, ont été appelés à croiser leurs expertises et expériences pour dessiner des pistes concrètes de sauvegarde du patrimoine naturel national.

La rencontre s’est déroulée en présence de la Directrice générale du Développement durable, Mme Charfié Habib Doutoum, représentant le Secrétaire général du ministère de l’Environnement. Dans son intervention, elle a rappelé l’urgence d’une action coordonnée face à la pression croissante exercée sur les écosystèmes tchadiens.

Au cœur des échanges, plusieurs thématiques stratégiques ont structuré les débats. Les participants ont d’abord dressé un état des lieux préoccupant des espèces menacées au Tchad, soulignant la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et de suivi scientifique. La question de la restauration des terres dégradées a également occupé une place centrale, dans un pays où la pression climatique et humaine fragilise de vastes superficies agricoles et pastorales.

Autre axe majeur : la gestion durable des ressources halieutiques, enjeu vital pour les communautés riveraines et pour la sécurité alimentaire. Les discussions ont mis en lumière les risques liés à la surexploitation et aux changements des équilibres aquatiques.

Enfin, les experts ont longuement débattu du lien étroit entre biodiversité et changement climatique, insistant sur le rôle déterminant des écosystèmes dans l’atténuation des effets du dérèglement climatique et dans l’adaptation des populations.

Au-delà des constats, ce panel scientifique s’est voulu un espace d’engagement. Il a rappelé que la protection de la biodiversité ne saurait être l’affaire d’un seul secteur, mais bien une responsabilité partagée, où chaque acteur, des décideurs aux communautés locales, détient une part de la solution.

Dans un monde en mutation rapide, le Tchad entend ainsi renforcer la synergie entre science, gouvernance et action communautaire pour préserver ce capital naturel indispensable à son avenir.

La Rédaction

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