Journée mondiale de lutte contre la désertification : Hassan Bakhit Djamous appelle à une mobilisation nationale
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Journée mondiale de lutte contre la désertification : Hassan Bakhit Djamous appelle à une mobilisation nationale

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée ce 17 juin 2026, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a lancé un appel fort à la mobilisation collective face à l’avancée inquiétante de la dégradation des terres. Dans une déclaration empreinte de gravité et d’engagement, il a rappelé que l’avenir du Tchad se joue aussi dans la préservation de ses pâturages et de ses ressources naturelles.

Le constat est sans appel. Alors que le monde célèbre la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse sous le thème « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », le Tchad se trouve confronté à une menace environnementale majeure qui fragilise son économie, son tissu social et sa sécurité alimentaire.

Dans une adresse solennelle à la Nation, le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, a dressé un tableau préoccupant de la situation. Pays d’élevage par excellence, le Tchad dispose d’un cheptel estimé à plus de 129 millions de têtes, faisant de l’élevage l’un des principaux moteurs de son économie rurale. Mais cette richesse stratégique est aujourd’hui mise à rude épreuve par la sécheresse, la déforestation, les feux de brousse et la pression croissante sur les ressources foncières.

L’un des chiffres les plus marquants de cette déclaration concerne l’état des parcours pastoraux. Selon le ministre, près de la moitié des pâturages du pays sont désormais dégradés ou menacés. Une situation qui fait peser de lourdes incertitudes sur les moyens de subsistance de millions d’éleveurs et d’agro-pasteurs.

« Cette situation constitue une alerte majeure pour notre sécurité alimentaire, pour la préservation de notre biodiversité et pour la stabilité de nos territoires », a-t-il averti.

Au-delà du constat, Hassan Bakhit Djamous a tenu à rappeler que la désertification n’est pas une fatalité. Pour lui, elle résulte de déséquilibres liés aux changements climatiques et à l’exploitation non durable des ressources naturelles, des phénomènes qui exigent des réponses coordonnées à tous les niveaux.

Face à l’urgence, le gouvernement tchadien entend renforcer son action. Le ministre a mis en avant les orientations impulsées par le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dans le cadre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », qui fait de la protection de l’environnement un pilier de la souveraineté nationale.

Le ministre a également souligné l’ambition du Tchad de promouvoir une économie plus durable grâce à la Feuille de route pour l’économie circulaire 2025-2035, élaborée avec l’appui de la Banque africaine de développement. Cette stratégie vise à concilier croissance économique, création d’emplois et gestion responsable des ressources.

Dans un ton particulièrement mobilisateur, Hassan Bakhit Djamous a insisté sur le caractère collectif de la lutte contre la désertification. Selon lui, l’État ne peut agir seul face à un défi d’une telle ampleur.

Il a ainsi exhorté les collectivités territoriales à intégrer la gestion durable des pâturages dans leurs politiques d’aménagement, le secteur privé à investir dans des chaînes de valeur respectueuses de l’environnement, les partenaires techniques et financiers à accroître leur soutien aux initiatives nationales, et les citoyens à adopter des comportements plus responsables.

Pour le ministre, la préservation des terres dépasse désormais le cadre des politiques publiques pour devenir un véritable choix de société.

Dans une conclusion empreinte de conviction, le ministre a placé les communautés pastorales au cœur du combat contre la désertification. Il leur a rendu hommage pour leur résilience face aux effets du changement climatique et a rappelé leur rôle déterminant dans la gestion durable des écosystèmes.

« Choisir de préserver nos terres, c’est choisir de préserver notre avenir. Choisir de restaurer nos pâturages, c’est choisir de garantir la dignité de nos communautés », a-t-il déclaré.

À travers ce message, le gouvernement tchadien entend faire de la restauration des terres et des pâturages un levier stratégique de développement durable. Un défi immense, mais incontournable pour un pays dont l’avenir économique, social et environnemental demeure étroitement lié à la santé de ses ressources naturelles.

MBAÏLEDE Trésor

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