Littérature : Quand marcher devient une thérapie, Mako Fiz dévoile sa méthode
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Littérature : Quand marcher devient une thérapie, Mako Fiz dévoile sa méthode

Le Musée national de N’Djamena a vibré, ce samedi 7 février, au rythme d’une cérémonie peu ordinaire : la présentation officielle de Guérir par la marche, le nouvel ouvrage de 98 pages signé Fizoune Richard, plus connu sous le nom de Mako Fiz, alias « le Chinois noir ». Maître tchadien des arts martiaux Shaolin et figure emblématique de la discipline sportive au Tchad, l’auteur y propose une véritable révolution dans notre manière d’envisager la marche.

Face à un public majoritairement composé de jeunes, d’artistes et de proches, l’événement s’est orchestré entre slam, interventions inspirantes et démonstration pratique. Le décor était planté : ce livre n’est pas un manuel sportif de plus, c’est un appel à repenser notre rapport au corps.

Avec cette image provocatrice, Mako Fiz bouscule les certitudes. Selon lui, ni la course effrénée ni la marche automatique ne garantissent une bonne santé. L’erreur se niche dans nos gestes quotidiens : une démarche déséquilibrée, un contact au sol mal maîtrisé, des postures bancales… autant de mécanismes inconscients qui, à la longue, génèrent douleurs, tensions et fatigue.

L’auteur parle même d’un « endormissement de la conscience », cause profonde de nombreux maux corporels.

Guérir par la marche détaille une approche progressive de la marche consciente, mêlant respiration, ancrage, lenteur contrôlée et mouvements fluides. L’objectif : réapprendre à marcher pour réaligner le corps, libérer les tensions et restaurer l’équilibre interne.

À contre-courant de la glorification de la vitesse, Mako Fiz met en avant la philosophie de la tortue : avancer lentement, mais juste. Une cadence posée qui devient, dans son enseignement, une véritable thérapie du mouvement.

Figure incontournable du kung-fu, du taïchi et du qigong au Tchad, Mako Fiz s’impose aujourd’hui comme un porte-voix pour le bien-être et la discipline personnelle. Précurseur dans un milieu où peu s’aventuraient sur la voie des arts martiaux, il a transformé sa passion en mission sociale.

Son message résonne particulièrement auprès d’une jeunesse en quête de repères, souvent confrontée au stress, aux incertitudes et au manque d’opportunités. À travers ses actions et son enseignement, il démontre que le sport n’est pas seulement performance physique : c’est un outil d’apaisement intérieur, de construction de soi et de résilience.

En définitive, Guérir par la marche est une invitation à ralentir pour mieux vivre. Mako Fiz y rappelle que la santé ne se joue pas dans l’accumulation d’efforts, mais dans la qualité du geste et dans la présence à soi. Une philosophie simple, mais profondément transformatrice, qui pourrait bien redonner à la marche ce geste universel et sa puissance oubliée.

La Rédaction[C1] [C2] 


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