Dans un contexte marqué par la menace persistante des maladies à potentiel épidémique, les acteurs de santé du Mandoul affûtent leurs moyens de riposte. À Koumra, un atelier de renforcement des capacités a réuni des personnels de santé autour d’un enjeu prioritaire : mieux prévenir, détecter et prendre en charge le choléra avant qu’il ne se transforme en urgence sanitaire.
Organisée dans les locaux de la Délégation Provinciale de la Santé Publique du Mandoul, la session a placé la vigilance et la rapidité d’intervention au cœur des échanges. Infirmiers et agents de santé communautaires ont revisité les principales procédures à appliquer face à un cas suspect, avec l’ambition d’assurer une réponse coordonnée dans les différentes formations sanitaires de la province.
Dans la lutte contre le choléra, chaque heure compte. La formation a ainsi accordé une place importante à la surveillance épidémiologique, notamment à l’identification rapide des cas de diarrhée aiguë sévère et à leur notification immédiate aux services compétents.
Les participants ont également renforcé leurs connaissances sur la prise en charge clinique des malades, notamment les techniques de réhydratation orale et intraveineuse ainsi que l’organisation et le fonctionnement des unités de traitement du choléra.
Au-delà de la réponse médicale, l’atelier a rappelé que la lutte contre le choléra se joue aussi dans les communautés. Les mesures liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement ont été largement abordées : traitement de l’eau, décontamination des espaces de soins et sécurisation des points d’approvisionnement.
La communication sur les risques constitue également un maillon essentiel. Les agents de santé sont appelés à intensifier les messages de prévention auprès des populations, notamment sur le lavage régulier des mains au savon, la consommation d’eau potable et la bonne cuisson des aliments.
Pour les responsables sanitaires du Mandoul, l’objectif dépasse le cadre de l’atelier. Il s’agit de consolider durablement la capacité des structures sanitaires à faire face à une éventuelle flambée épidémique.
« La prévention reste notre meilleure arme », a souligné un encadreur de la formation, insistant sur le rôle déterminant d’un personnel suffisamment préparé pour interrompre rapidement les chaînes de transmission.
À l’issue des travaux, les participants sont appelés à mettre leurs acquis au service de leurs zones d’intervention et à renforcer la sensibilisation de proximité. Dans le Mandoul, la stratégie est donc claire : anticiper plutôt que subir, afin de réduire le risque d’une propagation du choléra et protéger au mieux les populations.
MADJISSEMBAYE Djaïngué, correspondant de Chagra Média à Koumra



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