Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section provinciale du Moyen-Chari, a exprimé son profond mécontentement face à l’indifférence persistante du Gouvernement concernant l’application du décret 477 révisé. Réuni en séance extraordinaire le 26 août 2025, le Bureau Exécutif Provincial a publié un communiqué officiel dénonçant l’inaction des autorités, alors que la rentrée scolaire 2025-2026 approche à grands pas.
Depuis plus d’un an, le SET a soumis au Gouvernement un cahier de doléances détaillant les revendications du corps enseignant. Plutôt que de répondre directement, les autorités ont confié le dossier à une commission qui, après examen, a rendu son rapport. Cependant, ce document est resté lettre morte, le Gouvernement n’ayant pris aucune mesure concrète pour améliorer la situation des enseignants.
Le communiqué rappelle qu’à l’occasion de la tournée du Ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique à Sarh, la question avait été soulevée. De même, lors de la rencontre des Secrétaires Généraux provinciaux de la zone méridionale du SET, tenue à Moundou le 4 juillet 2025, les responsables syndicaux avaient formulé des recommandations insistantes, notamment sur l’urgence de mettre en application le décret 477 révisé. Malgré ces multiples alertes, le Gouvernement est resté sourd aux revendications.
À quelques semaines de la reprise des cours, l’inquiétude grandit dans les rangs des enseignants. La section provinciale du Moyen-Chari avertit que si rien n’est fait d’ici la rentrée, le Gouvernement portera l’entière responsabilité des éventuelles perturbations scolaires. Le communiqué sonne ainsi comme un avertissement clair : la patience du corps enseignant a atteint ses limites.
Dans sa déclaration, le SET du Moyen-Chari appelle le Bureau Exécutif National à assumer pleinement ses responsabilités face à cette crise. Par ailleurs, les militantes et militants du syndicat sont invités à rester mobilisés et solidaires en vue d’actions futures.
En publiant ce communiqué ferme, le SET du Moyen-Chari réaffirme sa détermination à défendre les droits des enseignants et à exiger du Gouvernement le respect de ses engagements. L’avenir immédiat du système éducatif tchadien semble donc suspendu à la décision des autorités quant à l’application effective du décret 477 révisé.
La Rédaction
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