N’Djamena : à Farcha, le marché d’Ardeptiman renaît, les commerçants tournent la page des galères sous la pluie
Actualités Actualités Faits divers Nationale

N’Djamena : à Farcha, le marché d’Ardeptiman renaît, les commerçants tournent la page des galères sous la pluie

Ce mardi 21 avril 2026 restera une date marquante pour les commerçants du quartier Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena. Au marché d’Ardeptiman, la réception officielle des nouveaux hangars construits avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement s’est tenue dans une ambiance mêlant fierté, espoir et soulagement.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, dont le maire du 1er arrondissement, Djamal Yaya Moussa, accompagné du représentant résident adjoint du PNUD au Tchad, Jos De La Haye, ainsi que du représentant de l’entreprise ayant réalisé les travaux.

Dans une ville où la saison des pluies met à rude épreuve les infrastructures marchandes, ces nouveaux hangars apparaissent comme une réponse concrète aux difficultés quotidiennes des commerçants.

Prenant la parole, le maire Djamal Yaya Moussa n’a pas caché sa satisfaction :
« C’est un véritable ouf de soulagement pour les commerçants. Pendant la saison pluvieuse, cet ouvrage va considérablement améliorer leurs conditions de travail et protéger leurs activités. »

Il a également exprimé sa gratitude envers le PNUD et les équipes techniques, tout en formulant un appel : voir ce partenariat se poursuivre pour la réalisation d’autres infrastructures essentielles dans la commune. Il a, au passage, salué le professionnalisme de l’entreprise en charge des travaux.

De son côté, Jos De La Haye a insisté sur l’importance de l’implication locale dans ce projet :
« Nous sommes fiers de voir ce travail aboutir. C’est une construction née des idées et des choix de la communauté elle-même. C’est un honneur pour nous d’accompagner ce type d’initiative. »

Un message clair : le développement durable passe par l’écoute et la co-construction avec les populations bénéficiaires.

Au nom des usagers, Ruth Mangué a exprimé une reconnaissance appuyée envers les autorités communales et leur partenaire. Mais derrière la satisfaction, une réalité persiste : l’insuffisance des capacités d’accueil.

« Ce hangar va beaucoup nous aider pendant les pluies, mais le nombre de commerçants est très élevé. Il devient nécessaire d’agrandir cet espace », a-t-elle plaidé.

Le nouveau hangar offre une capacité totale de 108 places, réparties en trois compartiments spécialisés : légumes, viande et poisson, chacun disposant de 36 emplacements. L’infrastructure est complétée par deux blocs sanitaires distincts pour hommes et femmes, un atout notable pour l’hygiène et le confort des usagers.

Au-delà de son aspect pratique, ce projet incarne une dynamique plus large : celle d’une modernisation progressive des marchés urbains à N’Djamena. Une transformation qui, bien qu’encore incomplète, donne des signes encourageants lorsque collectivités locales et partenaires internationaux unissent leurs efforts.

À Farcha, les commerçants peuvent désormais envisager la prochaine saison des pluies avec plus de sérénité même si le chemin vers des infrastructures pleinement adaptées reste encore à parcourir.

MBAÏLEDE Trésor

    Laisser un commentaire

    • Rating