À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le Président de la République, Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, s’est rendu ce mercredi matin à l’École des enfants de troupe et au Lycée Félix Éboué. Une visite de terrain destinée à mesurer l’état de préparation des établissements, mais aussi à rappeler que la qualité de l’éducation passe nécessairement par des infrastructures adaptées et de meilleures conditions de travail.
À l’approche de la rentrée, les salles de classe ne sont pas les seuls indicateurs de la préparation du système éducatif. L’état des bâtiments, les équipements disponibles, les conditions de travail des enseignants et l’environnement d’apprentissage constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer le parcours scolaire des élèves.
C’est dans cette perspective que le Chef de l’État a effectué une visite surprise dans deux établissements scolaires de la capitale. Sur place, il a pu constater l’évolution des travaux engagés ainsi que le niveau des préparatifs avant l’arrivée des élèves.
Au-delà des infrastructures, les échanges avec les responsables d’établissements et les enseignants ont permis de mettre en lumière une dimension essentielle de la rentrée : les conditions dans lesquelles ceux qui transmettent les savoirs exercent leur mission.
Le Président de la République leur a assuré que l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail demeure une priorité. Un engagement qui place la question du personnel éducatif au cœur des enjeux de performance du système scolaire.
La visite a également permis de relever plusieurs insuffisances. Le Chef de l’État a notamment déploré « beaucoup de manquements » dans les établissements visités.
À l’École des enfants de troupe, ces constats ont donné lieu à une instruction immédiate adressée au Chef d’État-major Général des Armées. Celui-ci est appelé à prendre les dispositions nécessaires afin de remédier aux anomalies constatées.
Cette exigence traduit une volonté de ne pas limiter la préparation de la rentrée à une simple formalité administrative. Elle pose plutôt la question des conditions minimales à réunir pour offrir aux apprenants un cadre propice à l’étude, à la discipline et à l’épanouissement.
Car une école performante ne repose pas uniquement sur les programmes scolaires. Elle nécessite également des salles adaptées, du matériel pédagogique, des espaces fonctionnels et un environnement dans lequel enseignants et élèves peuvent travailler dans de bonnes conditions.
Le message présidentiel a toutefois dépassé le cadre des deux établissements visités. Le Chef de l’État a lancé un appel à l’ensemble des Tchadiens, vivant au pays ou à l’étranger, afin qu’ils contribuent, selon leurs possibilités, à la réhabilitation et à l’équipement des écoles publiques.
Responsables publics, opérateurs économiques, entrepreneurs, membres de la diaspora ou simples citoyens : chacun est invité à apporter sa contribution à l’amélioration du système éducatif.
L’ambition affichée est de faire de cette démarche une initiative populaire, capable de rassembler les différentes composantes de la société autour d’un objectif commun : renforcer l’école publique.
Cette approche met ainsi en avant une idée forte : l’éducation ne saurait être considérée comme la seule affaire de l’administration. Elle concerne directement l’avenir des enfants, la formation des compétences nationales et, plus largement, le développement du pays.
À travers cet appel, la rentrée scolaire 2026-2027 apparaît comme une occasion de replacer l’éducation au centre des priorités collectives.
Réhabiliter une école, équiper une salle de classe ou améliorer les conditions de travail d’un enseignant ne constitue pas seulement une réponse à un besoin immédiat. C’est aussi un investissement dans les générations futures.
La visite présidentielle aura donc mis en évidence deux impératifs : corriger rapidement les insuffisances constatées dans les établissements et encourager une mobilisation plus large autour de l’école publique.
À la veille de la rentrée, le défi dépasse ainsi la simple ouverture des portes des établissements. Il s’agit de créer les conditions permettant aux élèves d’apprendre dans un environnement digne, aux enseignants d’exercer leur métier avec les moyens nécessaires et à l’école de remplir pleinement sa mission de formation des citoyens de demain.
MBAÏLEDE Trésor



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