Sénégal – Justice familiale : El Hadji Diouf rattrapé par un dossier de pension alimentaire
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Sénégal – Justice familiale : El Hadji Diouf rattrapé par un dossier de pension alimentaire

Le vernis de la gloire sportive n’a pas suffi à protéger une légende du football sénégalais. L’ancien international El Hadji Diouf, double Ballon d’Or africain (2001, 2002), se retrouve désormais confronté à une réalité judiciaire lourde, loin des pelouses de Liverpool ou des grandes soirées de Coupe d’Afrique.

La justice sénégalaise a tranché : l’ex-attaquant des Lions de la Teranga a été condamné à une peine d’un an de prison avec sursis pour non-paiement de pension alimentaire destinée à sa fille. Une décision rendue dans le cadre d’une affaire examinée devant le tribunal de Dakar, et qui remet sur le devant de la scène les obligations parentales d’une figure publique longtemps adulée.

Au-delà de la peine avec sursis, le tribunal a également ordonné le versement de 10 millions de francs CFA, soit environ 15 245 euros, à titre de dommages et intérêts. Une somme réclamée par l’avocate de son ex-épouse, Valérie Émilie Joséphine Leres Bishop, qui dénonçait un manquement prolongé aux devoirs financiers liés à l’entretien de leur enfant.

Selon les éléments du dossier, l’ancien footballeur était poursuivi sur la base de l’article 531 du Code pénal sénégalais, relatif au refus de paiement de pension alimentaire. Les accusations faisaient état d’arriérés estimés à 9 millions de francs CFA pour la période allant de mars 2024 à septembre 2025, auxquels s’ajoutent des frais de nourriture évalués à 559 200 francs CFA.

Cette décision judiciaire s’inscrit dans une procédure familiale déjà ancienne. En juillet 2023, le divorce du couple avait été prononcé, attribuant la garde de l’enfant à la mère. À cette occasion, la justice avait déjà fixé une contribution mensuelle de 500 000 francs CFA à la charge de l’ancien international sénégalais.

Derrière le verdict, c’est aussi l’image d’un champion national qui se fissure, rappelant que les trajectoires sportives les plus brillantes n’échappent pas aux exigences du droit commun. Au Sénégal, cette affaire résonne comme un rappel ferme : la célébrité n’efface ni les responsabilités familiales, ni les décisions de justice.

La Rédaction

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