SNET 2026 : Le Tchad veut transformer ses 166 millions de têtes de bétail en puissance industrielle
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SNET 2026 : Le Tchad veut transformer ses 166 millions de têtes de bétail en puissance industrielle

Entre richesse pastorale exceptionnelle et ambition de transformation locale, la deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad (SNET 2026), ouverte ce 5 novembre à N’Djamena, affiche une ambition claire : faire de l’élevage un véritable pilier de l’industrialisation et de la croissance économique. Le Premier ministre, le ministre de l’Élevage et le président du comité d’organisation ont placé cette édition sous le signe de la valorisation du cheptel et des investissements.

La Place de la Nation accueille, depuis ce jeudi 5 novembre 2026, la deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad (SNET). Organisée sous le très haut patronage du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Ambassadeur Allah-Maye Halina, représentant le Chef de l’État. Placé sous le thème « Promouvoir le cheptel tchadien, c’est bâtir l’élevage de demain », ce rendez-vous de six jours entend impulser une nouvelle dynamique à un secteur au potentiel économique considérable.

Dans son intervention, le président du comité d’organisation, Dr Abakar Mahamat Nour Mallaye, a insisté sur la vocation économique et professionnelle du Salon. Au-delà d’une simple exposition du patrimoine animalier, il entend en faire une plateforme de rencontres, de partage d’expertise, de promotion commerciale et de mise en relation entre les différents acteurs de la chaîne de valeur. La participation de 23 provinces, de 45 transformateurs locaux, de cinq fermiers, de cinq sponsors et de douze institutions et partenaires financiers illustre, selon lui, l’intérêt croissant pour cette vitrine nationale.

Prenant le relais, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le professeur Abderahim Awat Atteib, a rappelé le rôle déterminant de l’élevage dans la vie économique et sociale du pays. Avec 166 643 446 têtes de bétail et plus de 37,5 millions de volailles recensées en 2025, dont plus de 11,3 millions de camelins, le Tchad dispose d’un patrimoine animalier exceptionnel et occupe le premier rang mondial dans l’élevage camelin.

Pour le ministre, cette richesse ne doit plus se limiter à la production et à la commercialisation du bétail sur pied. Elle doit désormais alimenter une véritable économie de transformation. Amélioration génétique, santé animale, modernisation des infrastructures pastorales et développement des industries laitières, bouchères et de traitement des cuirs et peaux constituent les principaux leviers de cette mutation. L’ambition est de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national, de soutenir l’entrepreneuriat et de multiplier les opportunités d’emplois.

Présidant la cérémonie au nom du Chef de l’État, le Premier ministre, Ambassadeur Allah-Maye Halina, a réaffirmé l’importance stratégique de l’élevage dans les priorités nationales. Transmettant les salutations du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno aux éleveurs et partenaires du secteur, il a souligné que la valorisation du cheptel constitue un enjeu majeur pour la diversification de l’économie et la souveraineté économique du pays. Il a également inscrit cette ambition dans la dynamique de la Politique nationale de développement durable de l’élevage, du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et du programme quinquennal du Chef de l’État, qui accorde une place importante à l’industrialisation du secteur.

Pendant six jours, expositions, conférences scientifiques et techniques, forum économique et rencontres d’affaires B2B rythmeront cette édition. Le concours national des animaux d’élevage mettra également en lumière les performances et la diversité génétique des races issues des 23 provinces.

À travers cette mobilisation, le SNET 2026 entend rapprocher les producteurs, les transformateurs, les investisseurs et les institutions financières autour d’une ambition commune : faire du potentiel pastoral tchadien une richesse industrielle, commerciale et durable.

Le défi est désormais de passer de l’abondance du cheptel à la puissance de transformation, afin que la richesse animale du Tchad profite davantage à son économie et à ceux qui la font vivre.

MBAÏLEDE Trésor

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