Du 5 au 17 août 2026, les Forces de sécurité intérieure ont multiplié les opérations de terrain à N’Djamena, aboutissant à l’interpellation de 28 personnes présumées impliquées dans diverses activités criminelles. Parmi elles figurent plusieurs femmes.
Une partie des personnes interpellées a été présentée lundi 17 août au Commissariat central de sécurité publique n°1 de Gardolé, au terme d’une série d’opérations coordonnées menées dans plusieurs secteurs de la capitale.
Pendant près de deux semaines, la Cellule de renseignements de la Direction générale de la Police nationale, avec l’appui des Commissariats de sécurité publique et de la Police de proximité, a intensifié ses interventions. L’objectif affiché : identifier, interpeller et mettre hors d’état de nuire les individus soupçonnés d’alimenter différents réseaux de criminalité urbaine.
Les opérations ont notamment ciblé le trafic de stupéfiants, les vols, les vols aggravés, les vols à main armée, l’escroquerie, la commercialisation de boissons alcooliques frelatées ainsi que d’autres infractions.
D’après les premiers éléments communiqués par la Police nationale, 17 personnes sont soupçonnées d’être liées à des affaires de trafic de stupéfiants, de vente de boissons alcooliques frelatées et à une tentative présumée de corruption. Dix autres sont mises en cause dans des dossiers portant notamment sur l’association de malfaiteurs, les vols et les vols aggravés.
Un autre suspect est, quant à lui, soupçonné d’escroquerie, d’usurpation de titre et de viol.
Les investigations ont également permis aux forces de sécurité de mettre la main sur plusieurs produits présentés comme prohibés. Du cannabis, du chanvre indien et d’autres substances présumées illicites, ainsi que des emballages et feuilles utilisés pour leur conditionnement ou leur consommation, ont été saisis.
Les policiers ont également procédé au retrait de la circulation d’une quantité importante de boissons alcooliques frelatées de différentes marques, dont la commercialisation constitue un enjeu à la fois sécuritaire et de santé publique.
La présence de plusieurs femmes parmi les personnes interpellées illustre, selon les enquêteurs, la diversité des profils impliqués dans certaines de ces activités présumées illicites, notamment dans le trafic de stupéfiants et la distribution de produits prohibés.
Pour le Commissaire principal de police MOUNNE Eugène DEZOUMBE, ces résultats sont le fruit de la mobilisation des différentes unités engagées dans ces opérations, mais également de la collaboration entre les forces de sécurité et la population.
Au-delà des interpellations et des saisies, la Police nationale veut surtout renforcer la dynamique de prévention et de renseignement de proximité. Elle appelle ainsi les habitants de N’Djamena à faire preuve de vigilance et à signaler les comportements ou activités susceptibles de compromettre la sécurité et l’ordre public.
Dans une capitale confrontée à des formes de criminalité de plus en plus diversifiées, le message des autorités sécuritaires est clair : la lutte contre les réseaux criminels ne peut reposer uniquement sur les forces de l’ordre. Le renseignement citoyen, la vigilance collective et la coopération avec les services compétents constituent désormais des leviers essentiels pour permettre des interventions rapides et préserver la quiétude dans la capitale.
Les personnes interpellées restent toutefois présumées innocentes jusqu’à l’établissement définitif de leur culpabilité par les juridictions compétentes.
La Rédaction



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