Les chiffres dévoilés ce lundi au Sénat dressent un tableau inquiétant de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Lors d’une séance plénière consacrée aux questions de sécurité, le ministre de la Sécurité publique, Ali Ahmat Aghabach, a révélé que les conflits intercommunautaires ont fait 318 morts et 3 015 blessés entre 2024 et 2025, sans compter les importantes pertes matérielles enregistrées dans les zones touchées.
Ces statistiques témoignent de l’ampleur d’un phénomène qui continue de fragiliser le tissu social et de compromettre les efforts de stabilité dans plusieurs provinces. Derrière ces chiffres se cachent des familles endeuillées, des communautés déplacées et des infrastructures détruites, illustrant le coût humain et économique de ces violences récurrentes.
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement entend renforcer son dispositif sécuritaire. Le ministre a annoncé une série de mesures destinées à prévenir de nouveaux affrontements et à améliorer la capacité de réaction des forces de l’ordre sur le terrain.
Parmi les principales initiatives figurent l’intensification des patrouilles de sécurité dans les provinces les plus exposées, le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité (FDS) grâce à l’acquisition de motos, ainsi qu’un vaste programme de recrutement prévoyant l’intégration de 1 000 policiers et 1 000 gendarmes supplémentaires.
Selon Ali Ahmat Aghabach, ces actions visent à rapprocher les forces de sécurité des populations, à améliorer la surveillance des zones sensibles et à intervenir plus rapidement en cas de tensions susceptibles de dégénérer en violences.
Alors que les autorités affichent leur détermination à endiguer ce fléau, de nombreux observateurs estiment que la réponse sécuritaire devra s’accompagner d’efforts soutenus en matière de dialogue communautaire, de médiation locale et de prévention des conflits afin d’attaquer les causes profondes de ces violences.
Le bilan présenté au Sénat rappelle l’urgence d’une mobilisation collective pour préserver la cohésion sociale et éviter que les conflits intercommunautaires ne continuent de coûter des vies et d’entraver le développement des régions concernées.
La Rédaction



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