Le corridor logistique reliant le Tchad au Cameroun est en alerte maximale. Ce 3 avril 2026, Hamid Djoumino, directeur général du Conseil des chargeurs du Tchad, a sonné l’alarme sur une situation critique : plus de 2 327 conteneurs tchadiens sont aujourd’hui paralysés dans les ports camerounais, dont 1 569 à Douala et 758 à Kribi, certains accumulant des délais de stationnement faramineux, dépassant plusieurs années, voire onze ans pour certains cas.
« Ces conteneurs, placés sous le régime du transit douanier international à destination du Tchad, ne devraient pas rester durablement dans les ports de transit », a rappelé Hamid Djoumino. Pourtant, l’immobilisation prolongée de ces cargaisons illustre des failles majeures dans la chaîne d’enlèvement et révèle, dans certains cas, un abandon progressif par les chargeurs, épuisés par l’accumulation des frais.
Le coût de cette paralysie logistique est exponentiel. Magasinage, stationnement portuaire, surestaries et pénalités contractuelles grèvent lourdement les finances des opérateurs. « Ces charges finissent souvent par décourager les transporteurs de récupérer leurs marchandises », avertit le directeur du COC, soulignant l’impact direct sur l’économie tchadienne.
Face à cette crise, Hamid Djoumino insiste : l’abandon des conteneurs n’est pas une option. Si la situation persiste, ces cargaisons risquent d’être vendues aux enchères, générant des pertes économiques considérables pour les opérateurs et pour le pays. Une véritable alerte rouge sur la fluidité du commerce transfrontalier, qui appelle à une action urgente des autorités tchadiennes et camerounaises pour rétablir la circulation des marchandises et sauver les entreprises locales.
La Rédaction



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