Le Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD) accueille ce jeudi un important atelier de restitution consacré au rapport de diagnostic initial et à la planification organisationnelle de la sous-composante 3.3 du Projet d’Accroissement de l’Accès à l’Énergie au Tchad (PAAET). Organisée sous l’égide du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, cette rencontre réunit experts, techniciens, partenaires au développement et représentants des institutions publiques engagés dans la préservation des ressources naturelles du pays.
Pendant deux jours, les participants examineront les résultats des missions de terrain menées dans les provinces du Ouaddaï, du Wadi Fira, de l’Ennedi Est, du Sila, du Salamat et du Moyen-Chari. Ces travaux visent à établir un état des lieux précis des écosystèmes concernés et à définir les orientations stratégiques nécessaires à leur restauration durable.
Dans son allocution de bienvenue, le Directeur général de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte au Tchad, M. Kodou Choukou Tidjani, a souligné l’importance de cette étape dans la mise en œuvre du projet. Il a rappelé que l’atelier constitue un cadre privilégié d’échanges permettant de partager les enseignements tirés des enquêtes de terrain et de recueillir les contributions des différentes parties prenantes.
Selon lui, la démarche participative adoptée par l’Agence traduit une volonté claire de construire une vision commune autour de la restauration des paysages dégradés, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement de la résilience des communautés face aux effets grandissants du changement climatique.
Représentant le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, le Directeur général adjoint, M. Abderamane Ahmat Haggard, a officiellement lancé les travaux de l’atelier. Dans son intervention, il a rappelé que le Tchad fait face à des défis environnementaux majeurs, marqués notamment par la dégradation accélérée des terres, la réduction du couvert forestier et la pression croissante exercée sur les ressources naturelles.
Il a souligné que ces défis exigent des réponses structurées et concertées, conformément aux orientations du Gouvernement dans le cadre du Plan National de Développement « Tchad Connexion » et avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Pour lui, le diagnostic réalisé dans les six provinces concernées constitue une base essentielle pour mieux comprendre les réalités locales, identifier les besoins prioritaires et orienter efficacement les futures interventions.
Le responsable a également salué l’accompagnement de la Banque mondiale ainsi que l’engagement des différents partenaires mobilisés autour de cette initiative, estimant que la réussite du projet dépendra de la qualité de la coordination entre les institutions et de l’implication active des acteurs concernés.
Au-delà de la présentation des résultats, cet atelier se veut un espace de concertation destiné à renforcer le dialogue entre les parties prenantes et à élaborer des recommandations concrètes pour une mise en œuvre efficace de la sous-composante 3.3 du PAAET.
À travers cette initiative, les autorités tchadiennes réaffirment leur engagement en faveur de la restauration des forêts dégradées, de la protection de l’environnement et de la promotion d’un développement durable capable de répondre aux attentes des populations tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.
MBAÏLEDE Trésor



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