Le Trésorier Payeur Général de l’État, Abakar Djeroua Sirinou, a provoqué un vif émoi ce jeudi en adressant une correspondance officielle aux Directeurs généraux des banques installées à N’Djamena, leur enjoignant d’annuler l’ensemble des virements des salaires du mois de février 2026. Une décision rare, lourde de conséquences, qui intervient à la suite d’un incident technique ayant affecté le calcul des rémunérations.
Selon le courrier, consulté par notre rédaction, cette mesure fait suite à des échanges entre le Trésor et la BEAC, après la découverte d’une anomalie « dans les calculs opérés ». L’instruction exige non seulement l’annulation des virements déjà exécutés, mais également l’extourne immédiate des montants vers le compte courant du Trésor Public ouvert auprès de la Banque centrale.
Une telle opération, rarement observée à cette échelle, implique une coordination urgente entre les établissements bancaires et les services du ministère des Finances. Dans sa note, le Trésorier Payeur Général mise sur la « promptitude habituelle » des dirigeants bancaires afin de rétablir la situation sans délai.
Le courrier, adressé officiellement aux banques commerciales, a également été transmis pour information au ministère en charge des Finances ainsi qu’à la direction nationale de la Banque centrale. Une ampliation a été envoyée notamment au MEMFBEPCI et à la Direction Nationale de la BEAC.
Cette décision pourrait entraîner des perturbations temporaires pour les fonctionnaires concernés, dont les salaires devront être recalculés avant un nouveau traitement. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur la nature précise de l’incident, mais assurent travailler à une résolution rapide.
Dans un contexte socio-économique déjà tendu, cette annonce nourrit interrogations et inquiétudes. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’ampleur de l’impact et la capacité de l’administration à rétablir la confiance autour de la chaîne de paiement des rémunérations publiques.
La Rédaction



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