Le couloir feutré du ministère a retrouvé, ce vendredi 08 mai 2026, un silence brisé seulement par l’intensité des regards : Dr Abdelmadjid Abderahim, ministre de la Santé publique et de la Prévention, y accueillait Dr Tisembé Lamsicreo, tout juste libéré après plus d’un mois de captivité.
Arrivé de Bol puis de N’Djamena, l’ex-otage était entouré de son grand frère et du délégué à la santé publique et à la prévention. Dans la salle de réunion, une délégation de l’Ordre des médecins, conduite par son président Dr Mahamat Hissein Ali, l’attendait également. Ses proches avaient tenu à être présents, rappelant l’ampleur de l’épreuve traversée.
Le ministre a profité de cette rencontre pour exprimer sa « profonde reconnaissance » aux plus hautes autorités nationales, dont l’implication directe a permis d’obtenir la libération du praticien. Il a également salué la mobilisation exemplaire du corps médical, Ordre, syndicats et confrères, qui, chacun à leur manière, ont contribué à maintenir la pression et l’espoir.
Au-delà des mots officiels, Dr Abdelmadjid Abderahim a tenu à souligner le courage « remarquable » du médecin, ainsi que celui de sa famille, restée digne face à l’incertitude.
Enlevé le 31 mars 2026 sur l’axe Nguigmi – Daboua, alors qu’il revenait d’un séjour de formation au Niger, Dr Tisembé Lamsicreo était tombé aux mains de l’organisation armée Boko Haram. Sa libération, intervenue le 04 mai, a mis fin à une période d’angoisse intense pour ses proches et la communauté médicale.
Désormais entouré des siens, le médecin reste cependant sous surveillance médicale rapprochée. Le ministre a en effet instruit une équipe de spécialistes de veiller à son suivi et à son accompagnement, afin de lui permettre de se reconstruire après l’épreuve vécue.
Dans les locaux du ministère, la matinée s’est conclue sur une poignée de main ferme, symbole d’un retour à la liberté et d’un pays rassemblé autour de l’un des siens.
La Rédaction



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